Choisir entre déclaration préalable et permis de construire : guide complet

Lorsque vous planifiez des travaux de rénovation de maison ou d’extension à Grenoble, une question cruciale se pose rapidement : devez-vous déposer une déclaration préalable (DP) ou obtenir un permis de construire (PC) ? Ce choix dépend principalement de la nature et de la taille des travaux que vous envisagez, mais il est également influencé par des considérations administratives et réglementaires.
Un mauvais choix pourrait entraîner des retards, voire des sanctions. Dans cet article, nous vous guiderons à travers les différences clés entre la déclaration préalable et le permis de construire, afin de vous aider à déterminer quelle option est la plus adaptée à votre projet.
Voici les 3 points clés à retenir :
- La déclaration préalable (DP) et le permis de construire (PC) sont deux démarches administratives distinctes.
- Le choix dépend de l’ampleur des travaux (surface créée, modification de façade, construction neuve)
- Comprendre les différences entre DP et PC permet de gagner du temps
Sommaire
- Qu’est-ce qu’une déclaration préalable ?
- Qu’est-ce qu’un permis de construire ?
- Diagramme de choix entre déclaration préalable / permis de construire et l’obligation à faire appel à un architecte
- Différences majeures entre déclaration préalable et permis de construire
- Doit-on afficher le permis de construire ou la déclaration préalable obtenue ?
- Quel est le coût d’un permis de construire ou d’une déclaration préalable ?
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Qu’est-ce qu’une déclaration préalable ?
La déclaration préalable de travaux (DP) est une démarche administrative simplifiée qui concerne des projets de petite envergure. Elle permet à l’administration de vérifier que vos travaux respectent les règles d’urbanisme en vigueur, tout en offrant une procédure moins contraignante que celle du permis de construire.
Types de travaux nécessitant une déclaration préalable :
Vous devrez déposer une déclaration préalable dans les cas suivants :
- Création d’une extension inférieure à 20 m² : Si vous agrandissez votre maison avec une surface plancher ou une emprise au sol inférieure à 20 m², une déclaration préalable suffira.
- Modification de la façade : Tout changement de l’aspect extérieur de votre bâtiment (ex. : remplacement des fenêtres, modification de la toiture, etc.).
- Travaux en zone protégée : Si votre projet se situe dans une zone patrimoniale ou aux abords d’un monument historique, certains petits travaux nécessitent une déclaration préalable.
- Clôtures et piscines : L’installation d’une clôture ou d’une piscine non couverte d’une superficie inférieure à 100 m² entre dans ce cadre.
Délai et procédure :
La procédure est relativement simple. Vous devez remplir un formulaire spécifique (formulaire Cerfa), auquel vous joignez des plans sommaires, comme un plan de masse et un plan de situation.
Une fois votre déclaration préalable déposée, le service urbanisme dispose d’un délai d’environ un mois pour l’instruire. Si aucune réponse ne vous est fournie dans ce délai, vous pouvez considérer que votre demande a été acceptée (principe de non-opposition).
Liste des pièces nécessaires pour une déclaration préalable :
Pour que votre demande soit complète et recevable, vous devrez fournir certains documents :
- Formulaire Cerfa n°13703*07 : Ce formulaire est à remplir avec les détails de votre projet.
- Plan de situation du terrain : Ce document permet de localiser le terrain dans la commune.
- Plan de masse des constructions à édifier ou à modifier : Il représente l’emplacement des bâtiments et des modifications envisagées par rapport à la parcelle.
- Plan en coupe du terrain et de la construction : Ce document montre la structure du projet (par exemple, si une extension touche une partie en pente).
- Notice descriptive : Elle doit détailler l’aspect général du projet et ses matériaux.
- Photos ou images : Si les travaux modifient l’aspect extérieur du bâtiment (façades), il est nécessaire de joindre des photographies actuelles et des simulations de l’aspect futur.
Cette liste peut varier légèrement selon les communes, notamment pour les projets en zones protégées, mais ces documents de base seront toujours requis.
Qu’est-ce qu’un permis de construire ?
Le permis de construire (PC) est une autorisation d’urbanisme délivrée par la mairie, nécessaire pour les projets de construction ou de travaux de grande envergure. Il permet à l’administration d’investir plus de temps à l’instruction et de consulter d’autres compétences comme les concessionnaires, etc.
Types de travaux soumis à un permis de construire :
Un permis de construire est obligatoire dans les situations suivantes :
- Construction nouvelle : Toute construction indépendante, comme une maison individuelle, un garage séparé ou une annexe de jardin.
- Extension supérieure à 20 m² : Si vous agrandissez votre habitation avec une surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à 20 m². Dans les zones urbaines couvertes par un PLU, ce seuil peut être porté à 40 m², mais si l’extension porte la surface totale de la construction au-delà de 150 m², un permis de construire est impératif.
- Changement de destination avec modifications de structure : Transformer un local commercial en habitation en modifiant la structure porteuse ou la façade.
- Travaux modifiant significativement la façade ou la structure : Comme la surélévation d’un bâtiment ou la création d’ouvertures importantes.
Délai et procédure :
La procédure est plus complexe que celle de la déclaration préalable et requiert un dossier détaillé, comprenant plusieurs documents techniques.
Après le dépôt de votre demande, l’administration dispose d’un délai d’instruction généralement compris entre 2 et 3 mois. Ce délai peut être prolongé si votre projet se situe dans une zone protégée ou s’il nécessite des consultations supplémentaires (architecte des Bâtiments de France, par exemple).
Liste des pièces nécessaires pour un permis de construire :
Pour que votre demande soit complète, vous devrez fournir les pièces suivantes :
- Formulaire Cerfa n°13406*07 : À remplir avec des informations précises sur votre identité et la nature du projet.
- Plan de situation du terrain (PCMI1) : Localisation précise du terrain dans la commune, facilitant son identification par les services instructeurs.
- Plan de masse des constructions à édifier ou à modifier (PCMI2) : Présente l’implantation du projet sur le terrain, les dimensions, les accès, les réseaux, etc.
- Plan en coupe du terrain et de la construction (PCMI3) : Illustre le profil du terrain et la disposition verticale des constructions.
- Notice descriptive du projet (PCMI4) : Détaille le projet, les matériaux utilisés, l’aspect extérieur, l’intégration dans l’environnement.
- Plan des façades et des toitures (PCMI5) : Représentation graphique des façades et des toitures, avant et après travaux.
- Document graphique (PCMI6) : Montre l’insertion du projet dans son environnement proche, souvent sous forme de photomontage.
- Photographies :
- Photographie situant le terrain dans l’environnement proche (PCMI7).
- Photographie situant le terrain dans le paysage lointain (PCMI8).
- Attestation de prise en compte de la réglementation thermique (RT 2012 ou RE 2020) : Obligatoire pour les constructions neuves, elle certifie que le projet respecte les normes énergétiques en vigueur.
- Autres documents éventuels :
- Étude d’impact ou notice d’impact : Pour les projets ayant une incidence sur l’environnement.
- Avis de l’architecte des Bâtiments de France : Si le projet est situé dans un secteur sauvegardé ou à proximité d’un monument historique.
- Plan des réseaux : Indications sur les raccordements aux réseaux publics (eau, électricité, assainissement).
Le recours à un architecte est obligatoire lorsque la surface de plancher ou l’emprise au sol totale de la future construction dépasse 150 m².
Conseils pour la constitution du dossier :
- Précision et clarté : Assurez-vous que tous les plans sont à l’échelle, lisibles et contiennent les informations requises.
- Anticipation des délais : Tenez compte du délai d’instruction dans votre planning global pour éviter les retards dans le début des travaux.
- Accompagnement professionnel : Faire appel à un architecte ou un maître d’œuvre peut faciliter les démarches et assurer la conformité du projet.
Diagramme de choix entre déclaration préalable / permis de construire et l’obligation à faire appel à un architecte
Différences majeures entre déclaration préalable et permis de construire
Il est essentiel de bien comprendre les différences entre la déclaration préalable (DP) et le permis de construire (PC) pour choisir l’option la plus adaptée à vos travaux. Voici un récapitulatif des distinctions principales entre ces deux démarches administratives :
Déclaration Préalable (DP) | Permis de Construire (PC) | |
---|---|---|
Complexité administrative | Procédure simplifiée, dossier léger | Procédure plus complexe, dossier détaillé |
Types de travaux concernés | Travaux de petite envergure : extension < 20 m², modification de façade, petite piscine | Travaux de grande envergure : nouvelle construction, extension > 20 m² |
Délai d’instruction | 1 mois | 2 à 3 mois |
Accord tacite | Oui, si absence de réponse après 1 mois | Non, nécessité d’une validation explicite |
Documents requis | Plans simples : plan de masse, plan de situation, photos | Plans techniques détaillés : façades, toitures, études d’impact |
Obligation d’architecte | Non | Oui, si la surface dépasse 150 m² |
Impact sur le projet | Adaptée pour les projets rapides et simples | Nécessaire pour des projets ambitieux ou de grande envergure |
Doit-on afficher le permis de construire ou la déclaration préalable obtenue ?
Que vous obteniez un permis de construire (PC) ou une déclaration préalable (DP), il est obligatoire d’afficher l’autorisation sur le terrain concerné avant de débuter les travaux. Cette obligation permet à l’administration ainsi qu’aux tiers d’être informés de la nature des travaux et de leur conformité aux règles d’urbanisme.
Modalités d’affichage
- Lieu de l’affichage : L’affichage doit être visible depuis la voie publique, de manière à ce que toute personne passant à proximité puisse facilement le consulter. Généralement, le panneau est placé à l’entrée du terrain ou sur la façade du bâtiment concerné.
- Contenu du panneau : Le panneau d’affichage doit mentionner plusieurs informations, notamment :
- La nature du projet (ex. : extension, construction nouvelle).
- Les noms des bénéficiaires de l’autorisation (propriétaires).
- La surface de plancher créée ou modifiée.
- La date d’obtention de l’autorisation (DP ou PC).
- Le numéro de l’autorisation délivrée par la mairie.
- Les droits de recours des tiers (délai pendant lequel les voisins peuvent contester l’autorisation).
- Dimensions du panneau : Le panneau doit mesurer au minimum 80 cm par 80 cm pour être conforme à la réglementation. Il existe des modèles standardisés disponibles dans le commerce.
Durée d’affichage
L’autorisation doit être affichée de manière continue pendant toute la durée des travaux. En plus, l’affichage doit débuter au moins deux mois avant le commencement des travaux, période durant laquelle les tiers peuvent éventuellement contester le projet.
Conséquences du non-affichage
Ne pas afficher correctement l’autorisation expose à des risques :
- Amende : L’absence d’affichage peut entraîner une amende pour infraction aux règles d’urbanisme.
- Recours des tiers : Si l’affichage est incorrect ou inexistant, les tiers peuvent disposer de plus de temps pour contester l’autorisation, même après la réalisation des travaux. Cela peut entraîner l’annulation de l’autorisation et obliger à démolir ou modifier les travaux réalisés.
Quel est le coût d’un permis de construire ou d’une déclaration préalable ?
Le dépôt d’une déclaration préalable (DP) ou d’un permis de construire (PC) ne génère pas directement de frais administratifs, mais plusieurs coûts indirects peuvent s’appliquer selon la nature du projet, notamment pour la préparation du dossier par un professionnel.
Taxes d’aménagement
La taxe d’aménagement est l’un des principaux frais associés aux projets nécessitant une DP ou un PC. Elle s’applique lorsque des travaux créent de nouvelles surfaces ou ajoutent des aménagements (ex : piscine, garages).
- Calcul de la taxe : Elle est basée sur la surface taxable (mètre carré créé) et la valeur forfaitaire par mètre carré fixée par l’État. À cela s’ajoutent des taux définis par la commune, le département et, parfois, la région, qui varient entre 1 % et 5 %.
Frais d’architecte pour le dépôt d’un permis de construire
Dans les cas où le projet dépasse 150 m², un architecte est obligatoire pour l’obtention du permis de construire. Toutefois, même pour des surfaces inférieures, l’assistance d’un professionnel peut être utile pour la constitution du dossier.
- Honoraires d’un architecte :
- Les honoraires pour une mission complète varient entre 8 % et 12 % du coût total des travaux.
- Missions partielles :
- Pour une simple assistance à la constitution du dossier (plans, formalités administratives), les coûts peuvent varier entre 1 500 et 3 000 € selon la complexité du projet.
Coût de la déclaration préalable réalisée par un professionnel
Faire appel à un professionnel, comme un architecte ou un bureau d’études, pour constituer et déposer un dossier de déclaration préalable peut vous faciliter la tâche et garantir que votre dossier respecte les exigences légales et techniques.
- Coût moyen : Pour un projet de petite ou moyenne envergure (ex : petite extension, modification de façade), le coût pour un professionnel réalisant une déclaration préalable se situe généralement entre 600 € et 1 500 €. Ce montant inclut :
- L’élaboration des plans nécessaires (plan de masse, plan de situation, coupes, etc.).
- La rédaction des notices explicatives.
- Le dépôt du dossier auprès des autorités compétentes.
- Avantages : Faire appel à un professionnel permet de s’assurer que le dossier est complet, évitant ainsi les refus ou les demandes de complément de la part des autorités, ce qui peut retarder le début des travaux.
Études spécifiques et frais annexes
Selon la nature et la localisation de votre projet, des études supplémentaires peuvent être exigées, ce qui ajoute aux coûts initiaux.
- Études environnementales : Si le projet est en zone protégée, une étude environnementale peut être requise, avec un coût allant de 2 000 à 10 000 €.
- Études géotechniques : En cas de risque (inondation, sol instable), une étude géotechnique peut être nécessaire, avec un coût estimé entre 3 000 et 7 000 €.
- Études structures : un bureau d’études structures peut être nécessaire en cas de modification structurelle majeur, avec un coût estimé entre 1 500 et 3 500 €.
Sanctions en cas de non-conformité
Ne pas respecter les règles d’urbanisme (absence d’autorisation, non-conformité des travaux) peut entraîner des sanctions financières importantes.
- Amendes : Les infractions peuvent être sanctionnées par des amendes allant de 1 200 € à 300 000 €, selon la gravité des travaux effectués sans autorisation.
- Obligation de démolition : L’administration peut exiger la démolition des structures illégales, ce qui représente un coût très élevé pour le propriétaire.
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