Refaire sa salle de bains : prix, travaux et astuces

La salle de bains est une pièce essentielle du quotidien, mais aussi l’une des plus techniques à rénover. Entre les contraintes d’espace, l’humidité et les normes strictes, chaque choix compte. Faut-il opter pour une douche à l’italienne ou une baignoire ? Quels matériaux privilégier pour un sol antidérapant et durable ? Comment optimiser l’éclairage et la ventilation pour un confort optimal ?
Budget, matériaux, équipements, étapes clés : ce guide vous accompagne dans votre projet, en mettant l’accent sur les bonnes pratiques et les solutions adaptées à la rénovation de salle de bains .
Ce qu’il faut retenir :
- Budget et coûts : comprendre les prix des matériaux et des travaux pour anticiper les dépenses.
- Normes et techniques : respect des réglementations pour une installation conforme et durable.
- Optimisation et finitions : choisir ses équipements et penser aux détails qui font la différence.
Sommaire
Table des matières
- Par où commencer ?
- Quel budget prévoir ?
- Comment bien choisir ses matériaux et équipements ?
- Les 5 étapes clés pour une rénovation de salle de bains réussie
- Cas concret d’une rénovation de salle de bains
- Normes et réglementation : ce qu’il faut savoir
- Pose des receveurs de douche et des baignoires : les points de vigilance
- Faire appel à un professionnel ou rénover soi-même ?
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Réception travaux 2024 : 14 clients satisfaits
Expérience dans le bâtiment : 20 ans
Diplôme d’ingénieur
Par où commencer ?
Les bonnes questions à se poser
Un projet bien pensé dès le départ permet d'éviter les regrets et de garantir un espace agréable à vivre sur le long terme.
Utilisation et contraintes
- Qui utilise cette salle de bains au quotidien ? Une famille nombreuse n’a pas les mêmes besoins qu’un couple ou une personne seule.
- Est-elle adaptée à vos habitudes ? Une baignoire est-elle vraiment utile ou faut-il privilégier une douche plus spacieuse ?
Besoins en rangement et accessibilité
- Faut-il intégrer plus de rangements pour éviter l’encombrement ?
- La pièce doit-elle être accessible aux personnes âgées ou aux enfants ?
Problèmes actuels à corriger
- Mauvaise circulation ? Absence de ventilation efficace ? Défaut d’éclairage ? .
Astuce : Notez les éléments qui vous dérangent au quotidien pour mieux les anticiper dans votre projet.
Faire un état des lieux
Optimisation de l’espace
- L’agencement actuel est-il optimal ou un réaménagement s’impose ?
- Peut-on gagner de la place en supprimant ou en déplaçant certains équipements ?
Réseaux existants
- Plomberie : L’arrivée et l’évacuation d’eau permettent-elles l’installation souhaitée ? Des modifications seront-elles nécessaires ?
- Électricité : L’installation est-elle aux normes ou doit-elle être mise en conformité avec la NF C 15-100 ?
Ventilation et confort thermique
- Y a t-il une présences de moisissures ou une mauvaise évacuation de l’humidité ?
- Faut-il prévoir un chauffage adapté (plancher chauffant, sèche-serviettes) pour éviter une sensation de froid en hiver ?
Ne laissez rien au hasard, bien préparer sa rénovation
Définir un calendrier précis
- Évaluer la durée des travaux : Une rénovation complète prend entre 2 et 6 semaines , selon l’ampleur du chantier.
- Anticiper les délais de commande des matériaux et équipements pour éviter les retards.
- Se préparer à ne plus pourvoir utiliser sa salle de bains quelques jours pendant les périodes les plus critiques
Établir un budget réaliste
- Lister les postes de dépenses : plomberie, électricité, revêtements, mobilier, main-d’œuvre.
- Prévoir une marge de sécurité (10-15%) pour faire face aux imprévus.
Quel budget prévoir ?
Les facteurs qui influencent le prix
- La surface de la salle de bains : Plus la surface est grande, plus les coûts augmentent (revêtements, mobilier, main-d’œuvre).
- Les matériaux choisis : Un carrelage standard coûte entre 20 et 50 €/m², tandis qu’un grès cérame haut de gamme peut atteindre 150 €/m².
- Le type d’équipements : Une douche classique coûte environ 500 €, contre 3 000 € pour une douche à l’italienne sur mesure.
- Les modifications techniques : Déplacer des arrivées d’eau ou refaire l’électricité peut représenter un coût supplémentaire non négligeable.
- La main-d’œuvre : Comptez entre 40 et 70 €/h pour un artisan qualifié.
Un conseil : Avant de fixer un budget, déterminez vos priorités et les éléments sur lesquels vous pouvez faire des économies.
Estimation des coûts en fonction des travaux
Type de rénovation | Prix moyen au m² | Coût majoré pour une salle de bains de 5 m² |
---|---|---|
Rafraîchissement (peinture, accessoires, éclairage) | 500 – 1 000 € | 2 500 – 5 000 € |
Rénovation intermédiaire (remplacement équipements, carrelage, plomberie légère) | 1 000 – 2 000 € | 5 000 – 10 000 € |
Rénovation complète (modification de l’agencement, électricité, plomberie, finitions haut de gamme) | 2 000 – 4 000 € | 10 000 – 20 000 € |
À retenir : Toujours prévoir une marge de 10 à 15 % pour les imprévus.
Les aides financières qui existent
TVA à taux réduit 5,5 % ou 10 %
La TVA à taux réduit s’applique aux travaux de rénovation dans les logements de plus de 2 ans, qu’ils soient résidences principales ou secondaires. Ce dispositif permet de diminuer le coût des travaux, sous certaines conditions.
TVA à 5,5 % : rénovation énergétique
Le taux réduit de 5,5 % concerne les travaux d’amélioration énergétique, notamment :
- Isolation thermique (murs, toiture, planchers, fenêtres).
- Installation de chauffage performant (pompe à chaleur, chaudière biomasse, chauffe-eau solaire).
- Systèmes de ventilation et de régulation thermique.
TVA à 10 % : travaux d’amélioration, d’entretien et de transformation
Le taux intermédiaire de 10 % s’applique aux travaux de rénovation non liés à la performance énergétique, tels que :
- Peinture, revêtements de sol, menuiseries intérieures.
- Rénovation de cuisine ou de salle de bain.
- Installation de nouveaux équipements sanitaires ou électriques.
Conditions : La TVA réduite concerne uniquement la main-d’œuvre et les matériaux fournis par l’entreprise. En cas d’achat direct des matériaux, la TVA normale de 20 % s’applique.
MaPrimeAdapt’ : une aide pour l’autonomie à domicile
Anaka a suivi et réussi le parcours ProAdapt de la FFB :
- Connaissance du dispositif MaPrimeAdapt’
- Comprendre la problématique du logement et du vieillissement ;
- Maitriser les points clés de l’adaptation du logement pour les séniors et les personnes en situation de handicap.
MaPrimeAdapt’ finance les travaux d’aménagement pour les personnes âgées et en situation de handicap. Elle remplace plusieurs dispositifs précédents, dont Habiter Facile et le crédit d’impôt dédié.
Qui peut en bénéficier ?
- Aux propriétaires occupants et locataires du parc privé.
- Aux usufruitiers et titulaires d’un droit réel d’usage du logement.
- Aux personnes :
- de 70 ans et plus,
- de 60 à 69 ans sous condition de perte d’autonomie (GIR),
- en situation de handicap avec un taux d’incapacité de 50 % ou plus.
- Seuls les ménages aux revenus modestes et très modestes peuvent en bénéficier.
Quels travaux sont pris en charge ?
- Salle de bain : remplacement d’une baignoire par une douche, rehaussement des toilettes, revêtements antidérapants.
- Accessibilité : installation de rampes, monte-escaliers, ascenseurs, élargissement des portes.
- Autres aménagements : motorisation des volets, adaptation des meubles, création d’une pièce supplémentaire.
Montants et conditions financières
- Prise en charge jusqu’à 70 % du coût des travaux pour les ménages très modestes, 50 % pour les ménages modestes.
- Plafond de travaux éligibles : 22 000 € HT.
- Une avance de 30 % peut être demandée avant le début des travaux.
Un accompagnateur agréé établit un diagnostic logement autonomie et suit le projet jusqu’à la réalisation des travaux.
Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement
Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement s’adresse aux personnes âgées de 60 ans et plus, ou en situation de handicap, souhaitant financer des travaux d’accessibilité et de maintien à domicile. Il est disponible jusqu’au 31 décembre 2025.
Conditions d’éligibilité
- Être propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit d’un logement en résidence principale.
- Avoir un GIR de 1 à 4 ou un taux d’incapacité de 50 % ou plus.
- Les travaux doivent être réalisés par un professionnel qualifié.
Montant du crédit d’impôt
- 25 % des dépenses engagées.
- Plafond de dépenses :
- 5 000 € pour une personne seule.
- 10 000 € pour un couple soumis à imposition commune.
- Majoration de 400 € par personne à charge (200 € par enfant en résidence alternée).
Travaux éligibles
- Installation d’une douche à l’italienne et adaptation des sanitaires.
- Agrandissement des passages de portes, installation de rampes d’accès.
- Mise en place d’équipements facilitant l’autonomie (volets motorisés, monte-escalier).
L’aide des caisses de retraite : un soutien pour l’amélioration du logement
Les retraités du régime général peuvent obtenir une aide de leur caisse de retraite pour financer des travaux d’amélioration du logement, afin d’adapter leur habitat à la perte d’autonomie et améliorer leur confort.
Conditions d’éligibilité
- Être retraité du régime général.
- Occuper le logement concerné en résidence principale ou secondaire.
- Réaliser des travaux visant à sécuriser, isoler ou adapter le logement.
Travaux éligibles
- Isolation thermique des pièces de vie.
- Aménagement des sanitaires (douche sécurisée, WC surélevé).
- Changement de chaudière pour un modèle plus performant.
- Rénovation des sols pour limiter les risques de chute.
- Motorisation des volets roulants.
- Travaux d’accessibilité (rampes, monte-escaliers).
Cette aide est cumulable avec MaPrimeAdapt’ et d’autres dispositifs nationaux ou locaux.
Le déficit foncier : optimiser la fiscalité des bailleurs
Le déficit foncier permet aux propriétaires bailleurs d’imputer le coût des travaux de rénovation sur leurs revenus fonciers, réduisant ainsi leur imposition. Pour les rénovations énergétiques, un plafond exceptionnel est applicable jusqu’en 2025.
Conditions d’éligibilité
- Être propriétaire d’un bien mis en location nue (non meublée).
- Relever du régime réel d’imposition (hors micro-foncier).
- Effectuer des travaux d’entretien, d’amélioration ou de rénovation énergétique (hors construction et agrandissement).
Montants et plafonds de déduction
- Déduction annuelle maximale : 10 700 € sur le revenu global.
- Plafond relevé à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique qui améliorent la classe énergétique du logement (passage de E, F ou G à A, B, C ou D).
- Ce plafond renforcé concerne les travaux justifiés par un devis signé après le 5 novembre 2022 et réalisés avant le 31 décembre 2025.
Travaux éligibles
- Travaux de réparation et d’entretien pour préserver l’état du logement.
- Travaux d’amélioration (isolation, chauffage performant, menuiseries).
- Rénovation énergétique correspondant aux critères de l’éco-PTZ.
Exclus : travaux d’agrandissement, de reconstruction ou de pose de chaudière gaz à haute performance.
Comment bien choisir ses matériaux et équipements ?
Revêtements muraux et sols
Le sol d’une salle de bains doit être résistant à l’eau, antidérapant et facile à entretenir . Chaque matériau a ses avantages et ses contraintes. Voici un comparatif détaillé pour faire le bon choix.
Matériau | Avantages | Inconvénients | Entretien | Indice de glissance recommandé |
---|---|---|---|---|
Carrelage en grès cérame | Très résistant, large choix de finitions, compatible avec le chauffage au sol | Froid au toucher sans chauffage, technique de pose | Facile, nettoyage classique | R10 à R11 (éviter les glissades) |
Béton ciré | Aspect moderne et sans joint, sensation douce sous le pied | Sensible aux fissures, nécessite une application parfaite | Traitement hydrofuge tous les 2-3 ans | Finition antidérapante indispensable |
Parquet massif (teck, merbau, ipé) | Chaleureux, esthétique, agréable sous le pied | Sensible à l’humidité, demande un entretien rigoureux | Huilage régulier, Nettoyage à l’eau claire | Finition striée pour éviter les glissades |
PVC et vinyle | Économique, résistant à l’eau, pose facile | Durée de vie plus courte, peut se déformer avec le temps | Nettoyage simple, sans produit abrasif | Version antidérapante recommandée |
Bon à savoir : L’indice de glissance R10 minimum est recommandé pour les salles de bains, R11 pour une sécurité optimale, notamment dans les douches à l’italienne.
Douche : quelle solution pour quel besoin ?
Esthétique et accessibilité
- Sans marche ni ressaut , elle permet un accès facile.
- Idéale pour les petits espaces , agrandir ellet visuellement la pièce.
- Facilité d’entretien, avec peu de joints et une surface lisse.
Points techniques à vérifier :
- Caniveau ou bonde de sol 90 mm minimum pour une évacuation rapide.
- Pente d’écoulement 1 à 2 % minimum pour éviter la stagnation de l’eau.
- Soumis à la garantie décennale
Le compromis parfait
- Récepteur extra-plat (1,5 à 2 cm de ressaut) , il offre une alternative économique à la douche à l’italienne
- Installation plus simple , pas besoin de creuser le sol pour intégrer l’évacuation.
- Matériaux variés : résine minérale (effet pierre, très antidérapant), céramique (solide mais froid), acrylique (léger, entrée de gamme).
Pratique et rapide à installer
- Ensemble préfabriqué , comprenant récepteur, parois et robinetterie.
- Parfait en rénovation , quand les contraintes techniques empêchent une douche encastrée.
- Moins personnalisable , mais installation rapide et garantie d’étanchéité.
- Idéale pour les budgets serrés ou les configurations où une douche encastrée est impossible.
Baignoire : quel modèle selon l’espace disponible ?
1. Baignoire encastrée : fonctionnelle et adaptée aux familles
- Optimisation de l’espace en l’intégrant contre un mur ou dans un angle.
- Finitions personnalisables (tablier carrelé, bois, acrylique).
- Plus facile à installer qu’une baignoire îlot, avec un raccordement standard.
Dimensions standards :
- 160 x 70 cm : le minimum pour un bain confortable.
- 180 x 80 cm : le format le plus répandu.
2. Baignoire îlot : une pièce maîtresse pour les grands espaces
- Design sculptural , devient un élément central de la salle de bains.
- Exigez un espace dégagé , idéalement au moins 10 m² pour conserver une circulation fluide.
- Les raccords spécifiques , car les arrivées et évacuations doivent être installés sous le sol.
Douche ou baignoire : comment faire le bon choix ?
Critères | Douche à l’italienne | Récepteur extra-plat | Cabine de douche | Baignoire encastrée | Baignoire îlot |
---|---|---|---|---|---|
Gagner de la place | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐ | ⭐ |
Facilité d’entretien | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐ | ⭐⭐ |
Accessibilité PMR | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | Non compatible | Non compatible | Non compatible |
Installation | Complexe | Moyenne | Simple | Moyenne | Technique (évacuation au sol) |
Esthétique | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ |
Budget moyen | 💰💰💰💰 | 💰💰 | 💰 | 💰💰 | 💰💰💰💰💰 |
À retenir :
- Un récepteur extra-plat est le compromis idéal : esthétique et facile à installer.
- Une douche à l’italienne nécessite une pose soignée , mais offre une esthétique et une accessibilité inégalées.
- Une baignoire encastrée est plus fonctionnelle qu’une baignoire îlot , qui demande un espace conséquent et des contraintes techniques supplémentaires.
Ventilation : indispensable pour une salle de bains saine
L’humidité excessive favorise les moisissures, la dégradation des articulations et l’apparition de mauvaises odeurs . Une VMC adaptée est obligatoire dans une salle de bains avec ou sans ouverture.
Quelle ventilation choisir ?
Critères | VMC simple flux autoréglable | VMC simple flux hygroréglable | Bouche autonome |
---|---|---|---|
Efficacité | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐ |
Régulation du débit | Fixe | Variable selon l’humidité | Variable selon l’humidité |
Installation | Moyenne (gaines et groupe moteur) | Moyenne (gaines et groupe moteur) | Simple (installation murale ou plafond) |
Coût | 💰💰 | 💰💰💰 | 💰 |
Adapté aux rénovations | Moyen (nécessite un faux plafond pour y intégrer le moteur) | (nécessite un faux plafond pour y intégrer le moteur) | ⭐⭐⭐⭐ pas de gaines à prévoir, se pose sur un mur ou un plafond relié à une sortie extérieure. |
Consommation électrique | Modérée | Faible | Très faible |
Normes à respecter :
- Débit d’extraction minimal de 30 m³/h pour une salle de bains simple, 60 m³/h si WC intégré .
- Distance minimale de 2 mètres entre l’entrée d’air et la sortie de la VMC pour un bon renouvellement.
Éclairage : créer une ambiance agréable et fonctionnelle
1. Éclairage général
- Privilégier une lumière blanche neutre (3 000 K à 4 000 K) pour un rendu naturel.
- Éviter les ampoules trop froides (supérieures à 5 000 K ) qui donnent un teint blafard.
2. Éclairage du miroir
- Installer des appliques latérales pour éviter les ombres sur le visage .
- Indice de protection IP44 minimum pour résister à l’humidité.
Bon à savoir : La norme NF C 15-100 impose des distances minimales entre les points lumineux et les points d'eau.
Robinetterie : des solutions pour économiser l’eau sans perdre en confort
L’eau est une ressource précieuse. Dans une salle de bains, elle représente près de 40 % de la consommation d’un foyer . Bien choisir sa robinetterie , c’est limiter le gaspillage.
1. Mitigeur ou mélangeur : quel système est le plus économique ?
Type de robinet | Avantages | Inconvénients | Économie d’eau |
---|---|---|---|
Mélangeur | Prix bas, réglage manuel | Plus long à ajuster, gaspillage d’eau | Aucune économie |
Mitigeur classique | Réglage rapide de la température, plus ergonomique | Norme de consommation d’eau | 10 à 15 % d’économie |
Mitigeur thermostatique | Maintien précis de la température, plus sûr et plus rapide | Prix plus élevé | 20 à 30 % d’économie |
Atténuateur temporisé | Débit limité sur une durée courte, idéal pour les lavabos | Moins adapté aux douches et baignoires pour une habitation | 50 % d’économie |
À retenir : Le mitigeur thermostatique est le meilleur compromis entre confort et réduction de la consommation.
2. Les technologies qui permettent de réduire la consommation d’eau
- Aérateur mousseur : Mélanger l’eau à l’air pour conserver un bon débit avec jusqu’à 50 % d’économie.
- Un mousseur réduit le débit de 12 à 6 L/min sans perte de confort. À privilégier sur les robinets de lavabo et d’évier.
- Cartouche céramique avec butée d’économie : Limite le débit sans altérer la pression.
- Systèmes de détection infrarouge : Coupe automatiquement l’eau lorsqu’il n’y a plus d’utilisation.
3. Douche et baignoire : comment limiter le débit d’eau ?
- Pommeau de douche éco : Débit limité à 6-8 L/min au lieu de 12 L/min sur une douche standard.
- Une douche classique consomme 50 à 80 L d’eau, un bain entre 150 et 200 L. Un pommeau éco permet de réduire cette consommation de moitié .
- Stop-douche : Permet de couper l’eau temporairement sans modifier la température.
- Système Venturi : Technologie qui injecte de l’air dans l’eau pour un effet massant sans surconsommation .
Les 5 étapes clés pour une rénovation de salle de bains réussie
Démolition et préparation
Avant de penser à la nouvelle salle de bains, il faut démonter l’existant et préparer le support.
Ce qu’il faut prévoir :
- Couper l’eau et l’électricité pour sécuriser le chantier.
- Déposer les anciens équipements (douche, baignoire, lavabo).
- Retirez le carrelage mural et au sol si nécessaire.
- Vérifier l’état des cloisons et du sol (humidité, fissures).
Conseil technique : Si le sol présente des irrégularités, il est recommandé de réaliser un ragréage pour assurer une surface plane avant la pose des revêtements.
Mise à niveau des réseaux
C’est le moment d’adapter les arrivées et évacuations d’eau, ainsi que l’installation électrique aux nouveaux besoins.
À ne pas négliger :
- Déplacer ou créer des nouvelles arrivées d’eau selon l’aménagement prévu.
- Installer des conduites en PER ou multicouche pour une meilleure durabilité.
- Vérifier la conformité électrique avec la norme NF C 15-100 (prises et éclairage en zone humide).
- Prévoir une VMC efficace pour éviter la condensation et les moisissures.
Conseil technique : Si une douche à l’italienne est prévue, anticiper l’inclinaison du sol pour garantir une pente d’écoulement de 1 à 2 % .
Pose des revêtements
Une fois les réseaux en place, on passe à la pose des revêtements muraux et du sol .
Les points clés :
- Carrelage sol : privilégier un modèle R10 ou R11 pour éviter les glissades.
- Revêtement mural : carreaux grands formats pour moins de joints et un rendu plus épuré.
- Béton ciré : prévoir une application en plusieurs couches avec traitement hydrofuge.
- Peinture spéciale pièces humides pour une meilleure résistance à la condensation.
Installation des équipements
Ce qui doit être parfaitement réglé :
- Douche ou baignoire : attention au raccordement des évacuations et à l’étanchéité des joints.
- Meuble vasque : s’assurer que les fixations sont adaptées au type de mur (placo, béton).
- Robinetterie : choisir un mitigeur thermostatique pour plus de confort et d’économies d’eau.
- WC suspendu : vérifiez la solidité du bâti-support et la hauteur de pose.
Finitions et décoration
La dernière étape permet d’harmoniser l’ensemble et d’apporter du cachet à la salle de bains.
Les détails qui changent tout :
- Luminaires bien positionnés pour éviter les ombres sur le visage.
- Miroir anti-buée et éclairage LED intégré pour plus de confort.
- Accessoires et rangements optimisés pour maximiser l’espace.
- Peinture et joints soignés pour une finition impeccable.
Cas concret d’une rénovation de salle de bains
Notre cliente souhaitait transformer sa salle de bains de 5 m², veillotte et mal ventilée. Baignoire peu utilisée, manque de rangements, humidité persistante : l’espace n’était ni pratique ni agréable.
Les solutions mises en place :
- Douche avec récepteur extra-plat : gain de place et accessibilité améliorée.
- Rangements intégrés : meuble suspendu et niche murale pour optimiser l’espace.
- VMC hygroréglable : ventilation automatique contre la condensation.
- Éclairage repensé : LED en applique autour du miroir.
Normes et réglementation : ce qu’il faut savoir
Électricité : respectant la norme NF C 15-100
L’électricité dans une salle de bains doit répondre aux exigences de la norme NF C 15-100 , qui définit trois volumes de sécurité :
- Volume 0 : aucun électrique autorisé (zone de baignoire équipement/douche).
- Volume 1 : uniquement des appareils IPX4 minimum (éclairage, chauffe-eau protégé).
- Volume 2 : prises et interrupteurs interdits, sauf prises rasoir (IPX4).
- Hors volume : prises et équipements standards avec différentiel 30 mA obligatoire .
Ventilation : éviter l’humidité et les moisissures
Une VMC efficace est obligatoire par l’arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements.
Débit minimum requis : 30 m³/h pour une salle de bains, 60 m³/h si WC intégré.
Deux solutions existent :
- VMC simple flux hygroréglable : adapte son débit d’extraction en fonction de l’humidité.
- Bouche d’extraction autonome : s’active automatiquement lorsque l’humidité est trop élevée, idéale en rénovation.
Plomberie : assurer une installation conforme pour éviter les fuites
Norme | Domaine d’application | Exigences principales |
---|---|---|
DTU 60.1 | Dimensionnement des installations de plomberie | Diamètres minimaux des canalisations, pression recommandée de 3 bars (max 5 bars) . |
DTU 60.11 | Mise en œuvre des canalisations | Pose des conduites en cuivre, PER, multicouche, PVC ; isolation obligatoire des canalisations d’eau chaude . |
DTU 60.5 | Évacuation des eaux usées | Pente minimale de 1 à 3 % , diamètres requis : 32 mm pour lavabo, 40 mm pour douche, 100 mm pour WC . |
NF EN 806 | Sécurité et qualité de l’eau potable | Protection contre la contamination, installation d’ antiretour sur les robinets , matériaux certifiés NF. |
Étanchéité des sols et murs : éviter toute infiltration
Norme / Document | Domaine d’application | Exigences principales |
---|---|---|
CPT 3567 | Règles d’étanchéité en locaux humides | Classe les locaux humides en 5 catégories (EA, EB, EB+, EB+ collectif, locaux très humides) et définit les exigences d’étanchéité adaptées. |
NF DTU 25.41 et 25.42 | Plaques de plâtre hydrofuges | Utilisation obligatoire de plaques de plâtre H1 hydrofuges (vertes) en EB+ (salle de bains privative). Protection du pied de cloison par mousse imprégnée ou film polyéthylène. |
NF DTU 60.1 | Plomberie sanitaire | Obligation de rebouchage des percements pour les canalisations avec un mortier hydrofuge pour éviter toute infiltration. |
NF DTU 52.2 | Pose de carrelage en locaux humides | Si les joints de plaques de plâtre ne sont pas hydrofugés, application obligatoire d’un SPEC (Système de Protection à l’Eau sous Carrelage) sur les parois de douche/baignoire jusqu’à 2 m de hauteur. |
NF DTU 43.1 | Étanchéité des sols avant carrelage | Imposition d’un revêtement d’étanchéité sous le carrelage dans les salles de bains classées EB+. |
Pose des receveurs de douche et des baignoires : les points de vigilance
La pose d’un receveur de douche ou d’une baignoire ne s’improvise pas. Le NF DTU 60.1 « Plomberie sanitaire pour bâtiments » , mis à jour en décembre 2012, encadre les bonnes pratiques pour garantir l’étanchéité et la durabilité des installations.
Pour les receveurs de douche en céramique ou en acrylique :
- Un espace de dilatation de 5 mm minimum doit être laissé entre le récepteur et la paroi.
- Un mastic sanitaire assure l’étanchéité et doit être appliqué en continu.
- Les receveurs en acrylique doivent être supportés sur toute leur périphérie pour éviter les déformations.
Pour les baignoires en acrylique :
- Elles doivent reposer sur un support périphérique stable .
- Un piège de visite est obligatoire pour accéder à la robinetterie et aux équipements intégrés.
- Un essai de fonctionnement est exigé avant la pose de l’habillage.
Faire appel à un professionnel ou rénover soi-même ?
Refaire sa salle de bains soi-même peut même sembler économique, mais les travaux de rénovation impliquent des compétences techniques et une bonne gestion des normes. Faut-il se lancer seul ou confier son projet à un expert ?
Les avantages du DIY
- Économies potentielles : Pas de main-d’œuvre à payer, mais attention aux erreurs coûteuses.
- Flexibilité : Avancer à son rythme, selon ses disponibilités.
- Satisfaction personnelle : Réaliser soi-même son projet peut être valorisant.
Idéal pour : La peinture, le montage de meubles, certaines finitions.
Les risques et les inconvénients
- Conformité aux normes : L’électricité, la plomberie et l’étanchéité sont réglementées . Une erreur peut entraîner des fuites ou des défauts dangereux.
- Temps et complexité : Une salle de bains mal rénovée peut perdre en valeur et nécessiter des réparations coûteuses.
- Absence de garanties : GPA, biennale et décennale
À éviter : Toucher aux installations électriques ou sanitaires sans expertise.
Pourquoi passer par un expert ?
- Travaux conformes aux normes (NF DTU, NF C 15-100, CPT 3567).
- Finitions durables et esthétiques.
- Garantie décennale , en cas de malfaçon.
- Gain de temps et de sérénité.
Un projet de rénovation ?
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