Ingénieur des Arts et Métiers (ENSAM) et co-fondateur de Anaka, je pilote vos projets de rénovation dans la région de Voiron et Grenoble. Ma conviction : la rigueur technique et la confiance sont les deux piliers d'un projet réussi.
Pour ce projet, il était essentiel de répondre aux attentes de la propriétaire tout en valorisant pleinement le potentiel de leur maison.
Transformer les espaces pour qu’ils soient ouverts, lumineux et fonctionnels.
Créer une harmonie entre les pièces tout en intégrant des aménagements modernes et élégants.
Utiliser des matériaux de haute qualité pour garantir durabilité et esthétisme.
Mettre à jour les installations techniques.
Concevoir un bureau ergonomique et bien intégré.
Respecter les délais et le budget fixés tout en offrant un suivi rigoureux à chaque étape.
Aménagement sur-mesure
L’aménagement sur-mesure a permis de tirer le meilleur parti des espaces.
Création d’un salon spacieux et lumineux en supprimant une cloison pour ouvrir les volumes.
Intégration d’un bureau avec vue sur le paysage, idéal pour le télétravail ou les activités personnelles.
Cuisine repensée avec des rangements sur-mesure et des finitions modernes, mêlant esthétique et praticité.
Utilisation de solutions d’aménagement ingénieuses pour optimiser chaque recoin de la maison.
Personnalisation des choix de matériaux et des teintes.
Focus sur le bureau
Ce bureau devient bien plus qu’une pièce utilitaire, il s’intègre harmonieusement dans le projet global, offrant un lieu propice à la concentration et au bien-être.
Un aménagement intelligent qui optimise l’espace disponible permettant 3 usages : bureau, chambre d’ami et salle de sport.
Des rangements intégrés pour rester organisé.
Une luminosité naturelle favorisée par la pose du bureau contre la fenêtre, l’ensemble réalisé sur mesure.
Un mobilier sur-mesure, parfaitement adapté aux dimensions de la pièce.
Mise aux normes de l’électricité et remplacement du tableau électrique
Esthétique et parti pris
L’esthétique de cette rénovation repose sur un équilibre subtil entre modernité et sobriété, tout en mettant en valeur le caractère unique de la maison.
Une palette de couleurs douces et naturelles pour favoriser une ambiance apaisante et lumineuse.
Des matériaux nobles et durables, comme le bois et le métal, apportant à la fois authenticité et modernité.
Un parquet en bois exotique, sélectionné pour sa chaleur et son élégance, qui unifie les espaces.
Des lignes épurées et des volumes ouverts, qui renforcent la sensation d’espace.
Une cuisine contemporaine, alliant des façades mates vert foncé et un plan de travail en bois naturel, mise en valeur par des éléments dorés raffinés.
Points forts du projet
Optimisation des espaces : Suppression de cloisons et réorganisation des volumes pour créer des pièces spacieuses, lumineuses et fluides.
Personnalisation complète : Chaque aménagement, du bureau à la cuisine, a été conçu en concertation avec la cliente.
Cohérence esthétique : Une harmonie parfaite entre modernité, sobriété et chaleur grâce à une palette de couleurs naturelles.
Calendrier
Le chantier aura durée 2.5 mois au total de la démolition au nettoyage.
Le mot de Solveig, notre responsable de projet
Ce projet a été une aventure passionnante, riche en défis et c’est fini par une relation conviviale avec notre cliente. La maison de Chirens nous a permis d’exprimer tout notre savoir-faire.
Chaque choix, qu’il s’agisse des matériaux, des couleurs ou des aménagements, a été faite en concertation avec la cliente.
Voir la transformation finale et la satisfaction de notre cliente est, comme toujours, notre plus grande fierté. C’est pour ces moments que nous aimons tant notre métier.
Une rénovation de maison à Grenoble, c’est donner une nouvelle vie à un lieu chargé d’histoire tout en relevant des défis techniques et esthétiques. Ces bâtisses séduisent par leur charme unique : murs en pierre, poutres apparentes, moulures… Mais elles s’accompagnent souvent de contraintes, comme la gestion de l’humidité, l’isolation ou l’adaptation aux normes modernes.
Réussir ce type de projet demande de suivre une méthodologie claire. Découvrez les grandes étapes de la rénovation d’une maison pour bien démarrer.
Anaka, spécialiste de la rénovation à Voiron et Grenoble, se distingue par son approche personnalisée et sa connaissance approfondie des maisons anciennes. De l’isolation à la modernisation des espaces, nous transformons votre projet en un lieu confortable, durable et respectueux de son histoire.
À retenir :
Respecter le bâti, optez pour des techniques adaptées
Améliorer les performances énergétiques
Anticipez les imprévus et faites appel à des professionnels du bâti ancien.
Les autorisations d’urbanisme, permis de construire ou déclaration préalable
Quand choisir une déclaration préalable ?
Une déclaration préalable est la solution la plus adaptée pour des projets de rénovation ou d’extension de petite envergure.
Même si les travaux sont mineurs, s’ils sont réalisés dans une zone protégée (comme aux abords d’un monument historique), la déclaration préalable est généralement exigée.
Si vous agrandissez votre maison de moins de 20 m² (ou jusqu’à 40 m² dans certaines zones urbaines couvertes par un PLU).
En cas de changement d’aspect extérieur de votre habitation (nouvelle porte, fenêtres, ravalement, etc.).
Installation d’une piscine non couverte de moins de 100 m².
Quand opter pour un permis de construire ?
Un permis de construire est requis pour des projets plus complexes ou de plus grande envergure.
Changement de destination, par exemple un local commercial en habitation.
Que ce soit une construction de maison individuelle, un garage indépendant ou tout autre bâtiment, un permis de construire est nécessaire.
Si l’extension envisagée dépasse 20 m² (ou 40 m² dans certaines zones urbaines couvertes par un PLU), vous devrez obtenir un permis de construire. Attention : si l’extension porte la surface totale à plus de 150 m², un architecte est obligatoire.
Si vous modifiez considérablement la structure de votre bâtiment, par exemple en surélevant le bâtiment.
Appliquer la réglementation thermique à l’existant
Il existe trois réglementations thermiques en vigueur pour les bâtiments existants :
Applicable aux bâtiments de moins de 1 000 m² ou pour des travaux légers sur des bâtiments plus grands,
Fixe des critères de performance par poste (isolation, chauffage, fenêtres, etc.).
Par exemple, les fenêtres remplacées doivent avoir au minimum un double vitrage renforcé, et l’isolation des combles doit atteindre une résistance thermique R de 4,5 W/m²
S’applique aux bâtiments d’habitation de plus de 1 000 m²
Les travaux doivent représenter au moins 25 % de la valeur hors foncier du bâtiment.
Les bâtiments doivent avoir été construits après le 1er janvier 1948
Après rénovation, la consommation pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, et la ventilation doit être inférieure à une valeur de référence donnée suivant la zone climatique (entre 80 et 195 kWh/m²/an)
Travaux embarqués
Décret n° 2017-919 du 9 mai 2017 (applicable au 1er juillet) modifiant les articles R. 131-28-7 et R. 131-28-9 du code de la construction et de l’habitation
Décret n° 2016-711 du 30 mai 2016 relatif aux travaux d’isolation en cas de travaux de ravalement de façade, de réfection de toiture ou d’aménagement de locaux en vue de les rendre habitables
Obligation d’isoler en cas de ravalement de façade ou de réfection de toiture concerne les bâtiments d’habitation individuel ou collectif, de bureaux et d’enseignement, les bâtiments commerciaux et les hôtels.
Obligation d’isoler en cas d’aménagement d’une nouvelle pièce en vue de la rendre habitable concerne uniquement les bâtiments d’habitation.
Dans le cas d’un projet d’aménagement d’une nouvelle pièce d’un bâtiment résidentiel, de plus de 5 m², en vue de la rendre habitable, il y a obligation d’installer une isolation des parois opaques conforme à la réglementation thermique dite « élément pas élément » (arrêté du 3 mai 2007).
Organigramme de choix
Réaliser des travaux en abords d’un monument historique
Toute modification de l’aspect extérieur (façades, aménagements extérieurs, etc.). à proximité d’un monument historique sont soumis à une accord obligatoire de l’ABF.
Périmètre de protection :
Tous les immeubles du périmètre délimité sont soumis à l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF).
Absence de périmètre, les immeubles situés dans un rayon de 500 mètres et dans le champ de visibilité du monument sont concernés.
Délais d’instruction :
2 mois pour une déclaration préalable, au lieu de 1 mois
3 mois pour un permis de construire, au lieu de 2 mois
Rôle de l’Architecte des Bâtiments de France
Vérifie que les travaux ne portent pas atteinte au monument ni à son environnement.
Peut imposer des ajustements pour garantir l’harmonie et la mise en valeur.
Les porteurs de projet peuvent solliciter l’ABF avant le dépôt officiel pour ajuster leur dossier.
2 – Comment faire un diagnostic complet avant tout projet ?
Un diagnostic complet permet de mieux comprendre l’état de votre maison, de définir vos priorités et d’anticiper les éventuels problèmes. Voici tous les points, non exhaustifs, à vérifier :
Energétique
Isolation des combles, murs et dalles
Combles : Vérifiez la résistance thermique de l’isolation. Un R=4,5 m²K/W est recommandée. Des signes d’humidité ou de dégradation de l’isolant nécessitent une intervention.
Murs : Contrôlez si les parois extérieures sont isolées. Des murs non isolés peuvent être responsables de 20 à 25 % des pertes de chaleur.
Dalles : Examinez les planchers bas donnant sur un sous-sol ou un vide sanitaire. Une isolation insuffisante peut provoquer une sensation de froid au sol, augmentant les besoins en chauffage.
État des menuiseries
Analysez les vitrages et les cadres. Les fenêtres à simple vitrage ou les menuiseries anciennes entraînent des pertes énergétiques importantes. Privilégiez les fenêtres en double vitrage à isolation renforcée.
Vérifiez l’étanchéité des cadres (fuites d’air)
Protection solaire
Pour les fenêtres orientées au sud ou à l’ouest, évaluez les dispositifs de protection (stores, volets, brise-soleil).
Raccordement
Raccordement au gaz
Vérifiez auprès de votre fournisseur local si votre rue est desservie.
Votre installation intérieure doit respecter la norme DTU 61.1. En cas de travaux ou de remplacement d’appareils, un diagnostic peut être requis.
Raccordement au réseau de chauffage urbain
Solution économique et écologique.
Certaines communes imposent le raccordement au réseau de chauffage urbain pour les nouvelles constructions ou lors de rénovations importantes.
Obligation de raccordement au tout-à-l’égout
Si un réseau collectif d’assainissement est disponible, vous avez 2 ans après sa mise en service pour vous raccorder.
Cela s’applique également lors d’une vente immobilière : un diagnostic d’assainissement est exigé.
En cas de non-conformité, la commune peut imposer des travaux et appliquer des pénalités financières.
Structure
Charpente
Inspectez les bois pour détecter des signes de moisissure, de mérule, ou d’insectes (vrillettes, termites). Des traces de sciure ou des galeries sont des indicateurs courants.
Si la charpente a été traitée, vérifiez les dates et produits utilisés (exigez les certificats ou rapports d’intervention).
Les sections doivent être dimensionnées pour supporter le poids de l’isolation, des plaques de plâtre (placo) ou tout autre ajout. Consultez un professionnel pour une vérification statique.
Recherchez des fissures ou des affaiblissements dans les poutres principales, chevrons, et lattages.
Gouttières et descentes pluviales
Vérifiez l’absence de fuites, de blocages (feuilles, débris) ou de détachements.
Assurez-vous que les descentes pluviales sont correctement reliées à un réseau d’évacuation ou à un puits perdu.
Murs
Les types de fissures :
En escalier : souvent liées à des problèmes de fondations ou de tassements différenciés.
Verticales ou en linteau : indiquent des tensions structurelles.
En partie haute ou basse : les fissures à la base peuvent signaler des remontées capillaires, tandis que celles en partie haute peuvent être dues à des infiltrations ou une surcharge.
Type de mur et d’enduit extérieur :
Identifiez si les murs sont en pierre, brique, parpaing ou béton. Cela influencera les choix de rénovation.
Notez l’état des enduits (détachés, fissurés) pour planifier une rénovation extérieure.
Emplacement des murs porteurs :
Identifiez les murs porteurs pour toute modification intérieure. Leur emplacement doit être vérifié dans les plans ou par un spécialiste.
Armatures en béton visibles :
Les ferraillages exposés sont un signe de dégradation, souvent causé par des infiltrations ou un vieillissement.
Planchers bois
Recherchez des signes de fléchissement des solives et du parquet, de pourriture ou d’usure.
Envisagez des solutions pour limiter les bruits d’impact (ex. : sous-couche phonique, matériaux isolants).
Vérifiez si le sol est plan ou s’il présente un dévers (pente anormale). Cela peut indiquer un problème structurel à corriger.
Le plancher doit être capable de supporter les charges prévues (mobilier, cloisons supplémentaires, etc.). Une étude par un bureau d’ingénierie est souvent nécessaire.
Humidité
Tuiles poreuses
Vérifiez la couleur et la texture des tuiles. Les tuiles poreuses apparaissent ternes, rugueuses ou fissurées.
Des tuiles poreuses entraînent des infiltrations d’eau, affaiblissant la charpente et l’isolation. Remplacez les tuiles défectueuses ou envisagez un traitement hydrofuge.
Face à des tuiles vieillissantes, il est souvent judicieux d’envisager une rénovation complète de la toiture pour garantir une étanchéité parfaite sur le long terme
Remontées capillaires dans les murs
Taches d’humidité en partie basse des murs.
Enduits qui se décollent, peinture qui s’écaille, ou présence de salpêtre (efflorescences blanches).
Étanchéité des fenêtres et portes-fenêtres
Par temps de pluie, recherchez des infiltrations au niveau des joints.
Passez une main près des cadres pour sentir les courants d’air. Un test de fumée peut révéler les zones mal isolées.
Présence d’un drain
Inspectez autour des fondations pour repérer un drain existant. Il est souvent visible sous forme d’une tranchée gravillonnée ou d’un tuyau d’évacuation.
Empêche l’eau de s’accumuler autour des fondations pour protéger vos murs contre l’humidité.
Electricité
Tableau électrique à remplacer ?
Présence de fusibles à cartouche ou d’un tableau sans interrupteur différentiel.
Absence de protection contre les surintensités.
Votre tableau doit être conforme à la norme NF C 15-100, avec des disjoncteurs différentiels 30 mA pour les circuits sensibles (prises, salle de bain, cuisine).
Appareillage à remplacer
Remplacez les appareils cassés, démodés ou non protégés par des caches.
Vérifiez les prises près des points d’eau (salle de bain, cuisine) : elles doivent être équipées de disjoncteurs différentiel 30 mA.
Recherchez des fils usés, des gaines endommagées ou des câbles en aluminium, souvent obsolètes.
Mise à la terre
Assurez-vous que toutes les prises disposent d’une connexion à la terre. Les équipements électriques non reliés peuvent provoquer des décharges dangereuses.
Un testeur de prise ou un diagnostic par un électricien peut confirmer l’absence de défauts.
Prêt à recevoir la fibre optique (FO)
Votre logement doit disposer d’un fourreau de diamètre suffisant (minimum 20 mm) entre le tableau électrique et le point d’arrivée extérieur.
Installez une prise optique murale près de l’emplacement du routeur.
Plomberie
Fuites
Vérifiez les joints, raccords et soudures pour détecter des traces d’humidité, de rouille ou de moisissures.
Contrôlez les zones sensibles comme les siphons, les robinets, les tuyaux encastrés, et les équipements (ballon d’eau chaude, WC).
Faites un test en coupant tous les appareils et en vérifiant le compteur.
Si création de nouveaux points d’eau, vérifiez :
La pression d’eau disponible pour éviter des problèmes d’approvisionnement simultané.
Le niveau de sortie des tuyaux pour assurer une évacuation gravitaire efficace.
Une pente minimale de 1 % est requise pour garantir un bon écoulement.
Divers
Sinistres ayant déjà eu lieu
Recueillez des informations sur les sinistres antérieurs (inondations, incendies, fissures majeures).
Vérifiez les réparations effectuées : sont-elles conformes et durables ?
Demandez les documents liés aux déclarations de sinistres ou rapports d’experts.
Mise en sécurité
Les allèges doivent être d’une hauteur minimale de 1 mètre pour prévenir les chutes.
Vérifiez la présence de garde-corps et leur conformité (espacement entre les barreaux ≤ 11 cm). Ils sont obligatoires pour les escaliers, balcons, terrasses, et trémies.
Les trémies (ouvertures pour escaliers ou passages techniques) doivent êtresécurisées par des garde-corps.
Seuil de porte
Assurez-vous que les seuils de porte sont bien étanches pour éviter les infiltrations d’eau et d’air.
Bien choisir vos experts pour votre diagnostic : nos conseils
Faire un diagnostic complet de votre maison est une étape clé pour sécuriser votre projet de rénovation.
Il est rare qu’un seul professionnel puisse couvrir tous les aspects d’un diagnostic (structure, isolation, réseaux).
Pour un résultat fiable et utilisable, il sera nécessaire de faire appel à plusieurs spécialistes : un thermicien pour un bilan énergétique, un géotechnicien pour évaluer les fondations, ou encore un ingénieur en structure pour garantir la solidité de la maison.
Si un prestataire prétend pouvoir tout gérer seul, redoublez de prudence. Prenez le temps d’examiner ses compétences et les responsabilités qu’il est réellement en mesure d’assumer. Une expertise trop généralisée manque souvent de technicité, ce qui peut rendre ses conclusions peu fiables ou inutilisables.
Privilégiez une collaboration entre plusieurs spécialistes coordonnés, chacun apportant son expertise sur un aspect particulier du projet. Savoir choisir le maître d’œuvre idéal qui agira en chef d’orchestre est alors fondamental.
3 – Comment définir un budget réaliste ?
Réparation des couts de rénovation lot / lot
Le budget se répartit entre les différents corps de métier. Chaque lot représente une étape clé du chantier. Cette répartition vous aide à anticiper les dépenses et à prioriser les travaux.
Le graphique ci-dessous illustre une répartition typique des coûts par lot dans le cadre d’une rénovation complète.
Fourchette de coûts typiques pour la rénovation d’une maison ancienne
Le budget pour rénover une maison ancienne peut varier considérablement en fonction de son état initial, des matériaux choisis et du niveau de prestation souhaité.
Poste de travaux
Coût moyen
Détails
Charpente et toiture
100 à 300 €/m²
Réparations, traitement, ou remplacement complet des éléments bois et couverture.
Isolation (combles, murs, sol)
50 à 150 €/m²
Isolation thermique intérieure.
Menuiserie extérieure
400 à 1 200 €/unité
Fenêtres et portes (double vitrage, matériaux : bois, PVC, alu).
Electricité
80 à 150 €/m²
Mise aux normes, tableau électrique, câblage, prises et interrupteurs.
Chauffage et plomberie
15 000 à 35 000 € pour l’ensemble
Installation de systèmes de chauffage (chaudière, radiateurs) et sanitaires.
Plâtrerie et cloisons
30 à 60 €/m²
Pose de cloisons, enduits et faux plafonds.
Peinture et finitions
20 à 50 €/m²
Application de peintures murales, lasures, ou finitions décoratives.
Revêtements de sol
30 à 100 €/m²
Pose de parquet, carrelage ou autres revêtements selon les préférences.
Cuisine aménagée
5 000 à 20 000 €
Meubles, plans de travail et électroménager intégré.
Reprise en sous-œuvre
100 à 300 €/m²
Renforcement des fondations ou des murs porteurs.
Les couts des principaux types de rénovation
Rénovation légère ou esthétique – 200 à 500 €/m²
Rafraîchissement des surfaces sans modifier la structure ou les équipements techniques.
Remplacement des revêtements de sol (parquet, carrelage, moquette).
Rénovation intermédiaire ou partielle – 700 à 1 200 €/m²
Travaux impliquant des améliorations structurelles ou techniques.
Changement des menuiseries extérieures (fenêtres, portes).
Mise aux normes électriques ou refonte du système de plomberie.
Isolation des combles ou des murs pour améliorer l’efficacité énergétique.
Rénovation complète ou lourde – 1 500 à 2 500 €/m²
Transformation totale du bien, y comprenant des modifications structurelles.
Création ou aménagement d’espaces supplémentaires.
Reprise en sous-œuvre pour renforcer les fondations ou les murs porteurs.
Réfection complète de la toiture et de la charpente.
Installation d’un système de chauffage performant (pompe à chaleur, chaudière).
4 – Quels matériaux compatibles avec l’ancien ?
Le choix des matériaux doit respecter l’équilibre hygrométrique pour éviter les pathologies comme les effets de condensation ou les moisissures. Les matériaux utilisés doivent être respirants et compatibles entre eux.
Nous proposons un organigramme facilitant le choix des matériaux en fonction :
des complexes d’isolation (intérieur et extérieur)
du type de murs
des enduits existants
Cet outil est une synthèse des données issues de la bibliographie disponible.
Explications pour comprendre :
Isolant ouvert à la vapeur d’eau, aussi appelé isolant hygro-régulant ou perspirant, permet à la vapeur d’eau de traverser les matériaux tout en assurant une bonne isolation thermique. Ces isolants, souvent dits fibreuх comme :
Fibre de bois
Chanvre
Liège
Laine de mouton
Un frein vapeur hygrovariable adapte sa perméabilité à la vapeur en fonction des conditions d’humidité. Il réduit les risques de dégradation des matériaux isolants et des structures.
Le Sd est un paramètre pour évaluer la perméabilité à la vapeur d’eau d’un matériau. Il représente l’ épaisseur d’air équivalente en mètres que la vapeur d’eau devrait traverser pour offrir la même résistance que le matériau étudié.
Le A est une mesure liée à l’étanchéité d’un matériau ou d’une paroi. Il est utilisé pour évaluer la capacité d’un matériau à laisser passer l’air ou l’humidité.
Vous avez un projet de rénovation ?
Rénover de l’ancien : Nos astuces pour une rénovation énergétique réussie
Améliorer l’isolation sans dénaturer la bâti
1. Les enduits correcteurs thermiques : alliés de l’isolation naturelle
Les enduits correcteurs thermiques sont parfaits pour les rénovations où la conservation de l’esthétique extérieure compte autant que la performance. Constitués de matériaux écologiques comme la chaux, le chanvre ou la perlite, ces enduits offrent une isolation légère tout en permettant aux murs de respirer.
Pourquoi les choisir ?
Ils s’intègrent directement aux murs, préservant leur aspect d’origine.
Applicables aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, ils s’adaptent aux surfaces irrégulières comme la pierre ou la brique.
Leur perméabilité à la vapeur d’eau limite les risques de condensation et de moisissures.
Un enduit de 2 à 5 cm d’épaisseur peut considérablement améliorer le confort thermique.
2. Isolation extérieure respectueuse : protéger sans masquer
L’isolation par l’extérieur est une excellente option pour réduire les déperditions énergétiques, mais elle peut compromettre l’esthétique d’un bâtiment ancien. Heureusement, des solutions existent pour protéger les murs tout en respectant leur caractère.
Les options disponibles :
Enduits à la chaux enrichis de matériaux isolants comme le liège ou la perlite. Ils préservent l’apparence des façades tout en limitant les ponts thermiques.
Les crépis isolants projetés allient protection contre les intempéries et amélioration thermique.
Lorsque l’isolation par l’extérieur n’est pas possible ou souhaitée (pour préserver une façade de caractère par exemple), la solution la plus courante est l’isolation par l’intérieur (ITI), qui demande des connaissances pour gérer l’humidité.
3. Menuiseries extérieures : allier esthétique et modernité
Les fenêtres sont de véritables éléments d’identité pour un bâtiment ancien. Aujourd’hui, il est possible de conserver leur esthétique tout en bénéficiant des performances des menuiseries modernes.
Les fabricants proposent désormais des fenêtres respectant l’apparence des modèles anciens (bois, ferrures traditionnelles, petits bois), mais dotées de vitrages modernes à isolation renforcée (VIR) ou triple vitrage.
Si les menuiseries existantes sont en bon état, il est possible de remplacer uniquement les vitrages pour améliorer les performances thermiques et acoustiques tout en préservant le cadre d’époque.
Fenêtres mixtes bois/alu allient l’élégance du bois visible à l’intérieur et la durabilité de l’aluminium à l’extérieur, offrant ainsi un compromis idéal pour l’esthétique et la performance.
4. Valorisation de l’inertie thermique des murs intérieurs : un atout souvent sous-estimé
Les murs anciens, souvent épais et massifs, possèdent une capacité naturelle à absorber et à restituer la chaleur. C’est ce que l’on appelle l’inertie thermique, un élément clé pour réguler les variations de température.
Comment en tirer profit ?
Évitez d’utiliser des isolants épais ou non respirants qui bloquent les échanges thermiques. Privilégiez des solutions comme les enduits à base de chaux.
Régulation naturelle, en été, les murs gardent la fraîcheur ; en hiver, ils emmagasinent la chaleur pour la restituer lentement.
Installer un chauffage adapté à une maison ancienne
Chaudière bois
Assurez-vous de disposer d’un espace adapté pour installer la chaudière et son silo de stockage, de préférence dans un technique local ou un garage.
Le silo doit être placé dans un emplacement facilement accessible pour les livraisons de granulés ou de bois, avec une zone dégagée pour faciliter les opérations de remplissage.
Les dimensions standard d’un silo, offrant une autonomie pour une saison de chauffage, varient généralement entre 4 et 6 m³.
Pompe à chaleur
Les unités intérieures (hydrauliques ou compresseurs) doivent être installées dans un local bien ventilé, idéalement discret et centralisé, afin de réduire les pertes thermiques.
Les unités extérieures doivent être placées à une distance suffisante des zones sensibles, telles que les chambres ou les espaces de vie extérieurs (terrasses, jardins), afin de minimiser les nuisances sonores. Pour préserver le confort des occupants, il est recommandé de respecter un niveau sonore maximal de 35 dB pour ces équipements.
Poêle à bois
Les poêles à bois s’intègrent parfaitement dans les intérieurs rustiques, avec des modèles traditionnels ou modernes pour s’adapter à tous les styles.
Certains poêles peuvent chauffer une ou plusieurs pièces grâce à un système de distribution d’air ou à un raccordement hydraulique.
Placez le poêle dans une pièce centrale pour maximiser la diffusion de chaleur. Utilisez l’inertie thermique des murs anciens pour stocker et restituer la chaleur.
Le label Flamme Verte garantit un rendement élevé et des émissions de particules réduites.
Profiter des aides financières pour la rénovation énergétique
MaPrimeRénov’ est une aide nationale destinée à financer des travaux de rénovation énergétique. Elle est accessible aux propriétaires occupants, aux bailleurs et aux copropriétés. Le montant de l’aide dépend des revenus du ménage et du gain énergétique des travaux réalisés. Elle couvre des travaux tels que l’isolation, le remplacement d’une chaudière ou l’installation d’un poêle à bois.
Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)
Les CEE, délivrés par les fournisseurs d’énergie, permettent de financer une partie des travaux de rénovation. Ils concernent des interventions variées, comme l’isolation des combles, le changement de fenêtres ou l’installation d’équipements performants. Ces primes peuvent être cumulées avec MaPrimeRénov’.
Aides locales et autres dispositifs
Certaines collectivités locales proposent des subventions complémentaires pour des travaux spécifiques. Par exemple :
Des aides régionales pour les projets d’isolation ou de chauffage écologique.
Des exonérations partielles de taxes foncières pour les rénovations améliorant la performance énergétique.
Les erreurs à éviter lors de la rénovation d’une maison ancienne
Négliger les spécificités du bâti ancien
Appliquer des techniques modernes non compatibles, comme des matériaux étanches, peut provoquer des désordres majeurs, notamment l’apparition de pathologies liées à l’humidité. Les murs anciens, souvent construits en pierre, en murs en mâchefer, terre crue ou brique, sont conçus pour « respirer ». L’utilisation d’enduits étanches ou de peintures non perméables empêche cette régulation naturelle, entraînant des problèmes de condensation, moisissures ou dégradations.
Identifier les enduits ciment
Dans les années 50-60, de nombreuses maisons en pierre ont été recouvertes d’enduits en ciment Portland, perçues à l’époque comme une solution durable. Malheureusement, ces enduits ont provoqué des dégâts importants sur le bâti ancien en raison de leur rigidité et de leur manque de respirabilité.
3 astuces pour reconnaître les deux types d’enduit :
Les enduits à la chaux prennent la teinte du sable utilisé (beige, ocre), tandis que les enduits ciment sont souvent blancs ou gris.
Les enduits à la chaux sont tendres et s’effritent sous les doigts, contrairement aux enduits ciment qui sont plus durs et résistants.
Un enduit ciment se fissure ou se décolle en raison de l’humidité, ce qui est plus rare avec un enduit à la chaux.
Simuler les complexes des parois pour connaitre pour sécuriser les risques liés à l’humidité
Simuler des parois composites avec des matériaux respirants.
Comprendre l’impact des enduits, isolants et couches successives sur la transpiration et l’inertie thermique.
Valider les solutions respectueuses du bâti existant.
Sous-estimer les imprévus techniques
Lors de la rénovation d’une maison, les imprévus techniques sont presque inévitables. Découvrir un mur en pierre fragilisé, des fondations insuffisantes ou des installations électriques obsolètes peut bouleverser votre plan initial. Ces surprises peuvent engendrer des coûts et des délais supplémentaires.
Prévoir une marge budgétaire et temporelle
Intégrez dès le départ une réserve financière représentant 10 à 15 % du budget total. Cela vous permettra de gérer les imprévus sans compromettre la qualité des travaux.
Ajoutez une marge de 20 % au planning initial pour anticiper les éventuels retards causés par des travaux imprévus ou des ajustements nécessaires.
Au-delà des surcoûts, ces imprévus peuvent aussi être source de conflits. Pour se prémunir contre les litiges, notamment avec le voisinage, le constat d’huissier avant travaux est une précaution devenue obligatoire.
Avant de commencer, réalisez un diagnostic approfondi du bâti (structure, électricité, plomberie, isolation). Bien que cela ne puisse éliminer toutes les surprises, il limite les risques de mauvaises découvertes majeures.
Choisir des prestataires sans expérience du bâti ancien
La rénovation d’une maison ancienne nécessite des compétences que tous les professionnels ne possèdent pas. Travailler avec des prestataires sans expérience dans ce domaine peut entraîner des erreurs coûteuses, des dégâts irréversibles ou des résultats qui ne respectent pas l’authenticité du bâtiment.
Les murs en pierre, les enduits à la chaux ou les structures en bois demandent des techniques adaptées pour préserver leur intégrité et leur fonction.
Les artisans expérimentés savent anticiper les pathologies courantes, comme l’humidité, et éviter des solutions modernes inappropriées (enduits étanches, isolants non respirants).
Les spécialistes veillent à conserver le cachet historique tout en intégrant des améliorations énergétiques et techniques.
Focus : un projet de rénovation d’une maison ancienne avec ANAKA
À Voiron, un couple a confié à Anaka la rénovation complète de leur maison datant des années 1950. Leur ambition : moderniser leur intérieur, optimiser les performances énergétiques et adapter les espaces aux besoins évolutifs de leur famille.
Après un diagnostic approfondi, Anaka a conçu un projet entièrement personnalisé, comprenant :
Isolation globale des murs, des dalles et des combles.
Remplacement des fenêtres pour une meilleure efficacité thermique.
Installation d’une pompe à chaleur pour un chauffage à la fois écologique et économique.
Cette rénovation a transformé la maison, permettant un bond de deux classes énergétiques sur le DPE, de F à B, tout en offrant à la famille un cadre de vie plus confortable et moderne.
FAQ pour la rénovation d’un vieux logement
Pourquoi rénover une maison ancienne ?
Rénover une maison ancienne, c’est conjuguer authenticité et modernité. Ces bâtisses possèdent un charme unique, avec des matériaux nobles et des détails architecturaux qui méritent d’être préservés. La rénovation permet de prolonger leur durée de vie en renforçant la structure et en corrigeant les éventuelles pathologies liées au temps, comme l’humidité ou les fissures.
C’est également l’occasion d’améliorer les performances énergétiques grâce à des solutions adaptées : isolation, chauffage performant, menuiseries modernes. Vous gagnez en confort, réduisez vos factures énergétiques et valorisez votre bien tout en respectant son âme et son histoire.
Rénovation de l’ancien ou achat de neuf : quelle est la meilleure solution ?
Rénovation d’une maison ancienne
Elle séduit par le caractère unique de ses matériaux et son emplacement souvent privilégié (centre-ville, quartier historique). Vous pouvez rénover l’existant même si pas très vieux tout en préservant l’authenticité du bâti. Cependant, elle nécessite de gérer les imprévus techniques, un budget flexible et une supervision des travaux, à moins de déléguer à des experts. Les délais sont généralement plus courts qu’un projet neuf.
Achat d’un bien neuf
Le neuf garantit des performances énergétiques optimales grâce aux normes actuelles (RE 2020). Toutefois, il est souvent situé dans des zones moins centrales, avec une part dédiée au logement social. Les délais de construction peuvent atteindre 2 à 3 ans, ce qui peut ralentir votre projet de vie. L’architecture est plus standardisée, offrant moins de charme.
Combien ça coute de faire rénover une vieille maison ?
Le coût de rénovation d’une maison ancienne dépend des travaux à réaliser, de la taille du bâtiment et des matériaux utilisés. Voici une estimation moyenne des budgets à prévoir :
Type de rénovation
Coût moyen (€)
Description
Toiture
100 à 250 €/m²
Remplacement ou réparation, avec isolation.
Isolation thermique
50 à 150 €/m²
Murs, combles ou planchers bas.
Rénovation des fenêtres
400 à 1 200 € par fenêtre
Double ou triple vitrage, bois ou PVC.
Plomberie et électricité
80 à 200 €/m²
Mise aux normes et modernisation.
Réaménagement intérieur
1 000 à 1 500 €/m²
Redistribution des espaces, finitions incluses.
Ces coûts varient selon l’état initial du bâti et la complexité des travaux. Prévoir une marge pour les imprévus reste essentiel.
Besoin d’un accompagnement sur-mesure pour votre rénovation ?
Nous sommes indépendants, non franchisé.
Véritable « clé en main », vous n’avez qu’un contrat global avec nous.
Collaboratif, nous élaborons votre projet ensemble !
La rénovation d’une maison à Grenoble exige un large spectre de connaissances techniques et réglementaires. Entre la gestion des artisans et les imprévus du chantier, chaque décision impacte directement la réussite de votre projet.
Pourquoi franchir le pas de la rénovation ? Rénover votre habitat répond souvent à trois objectifs majeurs :
Sécuriser votre patrimoine : Un bien aux normes et modernisé prend une valeur considérable sur le marché immobilier local.
Réduire vos factures : Améliorer l’isolation et le chauffage diminue immédiatement vos dépenses énergétiques.
Gagner en confort : Repenser l’agencement crée des espaces de vie fluides et adaptés à votre quotidien.
Ce que vous devez savoir pour bien rénover :
Établir un diagnostic précis : Évaluez l’état de la maison (isolation, structure, réseaux) pour prioriser les travaux essentiels et éviter les surcoûts.
Anticiper les coûts et les délais : Prévoyez un budget réaliste, avec une marge pour les imprévus, et choisissez des professionnels fiables.
Se conformer aux réglementations : Obtenez les autorisations nécessaires (déclaration préalable ou permis de construire).
5 Étapes clés pour rénover votre maison : L’exemple concret d’un projet à Grenoble
Prenons comme exemple une maison des années 1970, nichée à Poisat dans l’agglomération grenobloise. Ce projet, ambitieux mais accessible, visait à moderniser les espaces de vie tout en répondant aux défis énergétiques d’aujourd’hui. Avec une isolation datée, des menuiseries peu performantes et un système de chauffage énergivore, cette maison représente parfaitement les enjeux des habitations anciennes.
En suivant une méthodologie claire, elle est devenue un exemple de transformation réussie. Ce projet prouve qu’avec un bon diagnostic et un plan adapté, chaque maison peut offrir un confort durable à ses habitants.
Note importante : Quel est votre type de rénovation ?
Pour illustrer ce guide pratique, nous allons suivre ce « fil rouge » grenoblois. Attention, dans cet exemple précis, il s’agit d’une rénovation totale. Cependant, chaque maison est unique. Selon l’état de votre bien, votre projet se classera dans l’une de ces trois catégories :
Type de projet
C’est quoi ?
Ce que ça implique
Côté légal
1. Simple rafraîchissement
Modernisez votre décoration : peintures, sols, cuisine ou salle de bain.
Travaux rapides et budget maîtrisé. Vous habitez sur place sans encombre.
Aucune démarche (sauf modification extérieure en zone protégée).
2. Rénovation lourde
Repensez la technique : cloisons, électricité, plomberie et menuiseries.
Intervention de pros qualifiés. Logement partiellement inhabitable.
Déclaration Préalable (DP) obligatoire pour tout changement extérieur.
3. Rénovation totale
Refaites tout : toiture, isolation, structure, voire extension.
Budget conséquent et pilotage par un expert. Logement inhabitable.
Permis de Construire (PC) requis selon la surface et la structure.
💡Maintenant que vous avez situé votre propre projet, voyons comment nous avons orchestré cette rénovation totale, étape par étape, voyons comment nous avons orchestré cette rénovation totale, étape par étape.
Etape 1 : Etablissez un diagnostic complet avant travaux
Avant de vous lancer dans la rénovation de votre maison, réalisez un diagnostic pour identifier les forces et faiblesses. Identifier les problèmes visibles et invisibles à l’œil nu, comme les ponts thermiques ou les désordres structurels.
Performance énergétique et environnementale actuelle
Identifier les faiblesses de l’isolation, de l’enveloppe et des équipements
Localisation
Nature
Problème identifié
Murs extérieurs
Blocs de béton creux avec isolation intérieure de 5 cm.
Faible performance thermique (U = 0,606 W/m².K). Pertes de chaleur importantes.
Toiture/combles
Plafonds isolés avec 15 cm de laine de verre tassée.
Insuffisante pour garantir un confort optimal en hiver et en été.
Planchers bas
Absence d’isolation sur le vide sanitaire.
Déperditions majeures
Fenêtres et portes-fenêtres
En bois, double vitrage ancien (Uw = 3,3 W/m².K).
Infiltrations d’air et faible isolation acoustique.
Porte d’entrée et portes de service
Non isolées.
Favorise les pertes thermiques et les courants d’air.
Chauffage
Convecteurs électriques à faible rendement.
Consommation énergétique élevée, inconfort en hiver.
Eau chaude sanitaire
Ballon électrique de 200 litres.
Obsolète et énergivore.
Ventilation
VMC auto-réglable d’avant 1982.
Peu performant pour assurer un renouvellement d’air optimal.
L’impact direct sur votre portefeuille : l’heure des comptes
Traduisons maintenant ces faiblesses techniques en réalité financière. Pour notre « fil rouge » à Grenoble, le constat du diagnostic de performance énergétique (DPE) est sans appel : la maison est une passoire thermique.
Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, la facture énergétique annuelle est estimée entre 2 810 € et 3 810 €.
Le coupable principal ? Le chauffage, qui représente à lui seul une dépense colossale (entre 2 290 € et 3 120 € par an).
L’eau chaude sanitaire pèse également lourd (jusqu’à 510 €), tandis que l’éclairage reste anecdotique (40 €).
💡Lorsque vous analysez votre propre DPE, ne vous arrêtez pas à la lettre (F ou G). Regardez le montant estimé des dépenses annuelles. C'est cet indicateur qui doit guider votre budget travaux : combien d'années vous faudra-t-il pour rentabiliser vos travaux d'isolation grâce aux économies réalisées sur ces factures ? Dans notre cas, l'urgence d'isoler est mathématique.
Identifier les faiblesses structurelle
La structure est le squelette de votre maison. Si elle faiblit, tout le reste est compromis. Heureusement, pas besoin (tout de suite) d’outils sophistiqués : les faiblesses structurelles sont souvent visibles à l’œil nu. Vous les identifierez la plupart du temps par des signes qui ne trompent pas : une ligne de toiture qui ondule, des fissures qui dessinent un escalier sur une façade ou un plancher qui s’affaisse.
Voici ce que nous avons relevé sur notre chantier témoin et comment l’interpréter :
Sous les pannes
Les fissures se situent précisément aux zones de raccordement entre les pannes (poutres de toiture) et les murs porteurs.
Nous pouvons imaginer que cela traduit un affaiblissement de la solidité des pannes. Cela est généralement causé par une répartition inégale des charges ou simplement par le vieillissement des matériaux.
Délimitation des linteaux
Elles se localisent principalement autour des ouvertures, c’est-à-dire au niveau des fenêtres et des portes.
Nous pouvons déduire que ces fissures résultent de contraintes mécaniques dues aux charges concentrées sur ces zones. À terme, cela risque d’entraîner des infiltrations d’eau et une aggravation progressive de la maçonnerie.
Horizontales
Ces fissures se situent généralement à la jonction entre les murs et les planchers.
Bonne nouvelle dans ce cas précis : nous pouvons considérer que cette fissure n’est pas structurelle, son impact restant essentiellement esthétique. Nous pouvons imaginer qu’elle est causée par la dilatation thermique des matériaux ou de légers affaissements localisés.
Verticales
Ces fissures se localisent principalement aux angles de la maison, là où les murs se rejoignent.
Comme pour les linteaux, nous pouvons déduire qu’elles résultent de contraintes mécaniques importantes dues aux charges concentrées. Sans intervention, elles engendrent des risques d’infiltrations et une aggravation progressive de la stabilité des angles.
Ne négligez aucune fissure :
Notez l’orientation des fissures pour identifier l’origine des mouvements du bâti.
Installez des jauges de suivi pour vérifier si les désordres sont stabilisés ou évolutifs.
Faites confirmer toute modification de mur porteur par un bureau d’études structure avant travaux.
Électricité et plomberie, la colonne vertébrale de la maison
Parmi les éléments importants à contrôler, la plomberie et l’électricité sont des caractéristiques vitales de votre maison car elles conditionnent le fonctionnement de chaque pièce. Un système électrique obsolète présente des risques d’incendie, tandis qu’une plomberie défaillante cause des dégâts des eaux invisibles.
État des installations
Risques
Electricité
▪️Présence d’un tableau électrique d’origine avec des fusibles anciens, non conforme aux normes NFC 15-100. ▪️Absence de différentiel 30 mA ▪️Câblages électriques en fils rigides sans gaines protectrices dans certaines zones. ▪️Prises de courant insuffisantes dans les pièces de vie
▪️Risque d’incendie ou de dysfonctionnement en cas de surcharge. ▪️Problèmes de mise à la terre dans certaines zones, notamment au niveau des salles d’eau.
Plomberie
▪️Tuyauterie majoritairement en acier galvanisé, avec des sections en cuivre dans les extensions. ▪️Présence de traces d’oxydation et de dépôt dans certaines zones. ▪️Ballon d’eau chaude de 200 litres datant de plus de 10 ans, énergivore et avec des résistances entartrées. ▪️Absence de robinets thermostatiques ou économes dans les sanitaires.
▪️Risque de fuite dû à la corrosion des tuyaux en acier. ▪️Débit d’eau réduit dans certaines pièces. ▪️Consommation énergétique.
Nos conseils prioritaires :
Installez systématiquement des différentiels 30 mA et vérifiez la mise à la terre, surtout dans les pièces d’eau.
Multipliez les prises de courant et prévoyez des gaines vides pour vos futurs besoins (fibre, domotique).
Remplacez les vieux ballons entartrés par des modèles thermodynamiques et privilégiez le multicouche pour une tuyauterie durable et sans corrosion.
Diagnostic des extérieurs : gestion de l’eau
Le diagnostic doit aussi couvrir les éléments extérieurs. Une mauvaise gestion des eaux de pluie peut impacter les fondations. Il est donc essentiel d’évaluer les solutions existantes, comme le puits perdu.
Etape 2 : Planifiez et budgétisez vos travaux
Fixez vos priorités, définissez votre programme et budget
Réussir sa rénovation impose de hiérarchiser les travaux selon leur importance réelle. Suivez cet ordre logique pour sécuriser votre investissement et votre confort.
Urgences structurelles : Consolidez les fondations et les murs porteurs pour garantir la stabilité du bâti.
Étanchéité du bâtiment : Traitez rapidement les problèmes de toiture et de menuiseries pour stopper les infiltrations d’eau.
Économies d’énergie : Renforcez l’isolation thermique afin de réduire durablement vos factures de chauffage.
Confort de vie : Modernisez vos réseaux d’électricité et de plomberie pour un usage quotidien fluide et sécurisé.
Esthétique et finitions : Personnalisez votre décoration intérieure une fois la structure et les réseaux parfaitement sains.
💡 Prévoyez une marge de sécurité dans votre budget de 10%.
1️⃣ – Isolation et ventilation – 56 000 à 59 000 € TTC
L’isolation biosourcés :
les murs et les rampants sont isolés par l’intérieur par un complexe : ossature métallique + laine de bois R ≥ 3,7 m².K/W + pare vapeur
les combles sont isolé par de la ouate de cellulose projeté, R ≥ 7 m².K/W
L’installation d’une VMC simple flux hygroréglable (type A) garantit une gestion optimale de l’humidité, tout en minimisant les pertes énergétiques grâce à des gaines isolées.
Menuiserie extérieure
Dépose totale des menuiserie bois existantes
Redressement au mortier de tous les encadrement
Fourniture et pose de menuiserie mixte PVC/alu avec volet roulant électrique
Ce trio est le levier majeur pour augmenter la performance énergétique d’une maison.
2️⃣ – Electricité et sanitaire – 18 000 à 20 000 € TTC
Electricité
Remplacer du tableau électrique par un modèle récent équipé de disjoncteurs et d’un différentiel 30 mA
Sécurisation des câbles par des gaines rigides,
Création de toutes les prises dans chaque pièce
Anticipation d’une borne de recharge pour véhicule électrique.
Mise à la terre complète.
Plomberie
Remplacement des tuyauteries anciennes en acier galvanisé par des matériaux modernes comme le PER ou le multicouche.
Installation de robinets thermostatiques et économes
La rénovation des pièces techniques est souvent prioritaire. Pour bien préparer votre projet, consultez notre guide complet pour la rénovation d’une salle de bains.
3️⃣ – Chauffage et eau chaude – 23 000 à 26 000 € TTC
Chauffage
Installation d’une pompe à chaleur (PAC) gainable. Ce système utilise une unité intérieure centralisée pour diffuser de l’air chaud ou froid dans chaque pièce via des gaines intégrées, assurant une répartition homogène de la température tout en minimisant l’impact visuel. Avec un SCOP élevé (≥ 3,9), cette PAC réduit significativement la consommation énergétique par rapport à des systèmes traditionnels.
source : https://confort.mitsubishielectric.fr/
Eau chaude sanitaire
Le remplacement du ballon électrique par un chauffe-eau thermodynamique est préconisé.
récupère les calories de l’air pour chauffer l’eau.
offre une efficacité jusqu’à trois fois supérieure à celle d’un ballon classique.
4️⃣ – Réparation des fissures – 8 000 à 10 0000 € TTC
Fissure sous les pannes
Etaiement des pannes,
Pose et scellement des semelles d’assise en béton armé (béton + treillis anti fissuration) sous chaque panne pour la répartition des charges,
Désétayer l’ensemble.
Fissures de délimitation du linteau et fissures verticales, fissures horizontales
Ouverture le long de la fissure,
Mise en oeuvre des saignées perpendiculaires à la fissure,
Pose des agrafes en HA 8 tous les 15 cm,
Reprofilage au mortier fibré,
Dans la limite des agglos, une ouverture et un reprofilage au mortier fibré serait suffisant.
Réparation fissure par agrafe
Agrafes
5️⃣ – Amélioration de l’aménagement – 25 000 à 27 000 € TTC
Fourniture et pose d’une cuisine avec ilot, colonnes et l’électroménager
Création d’un séjour cathédrale en supprimant le plafond
Déplacement d’une chambre commandée par le séjour dans l’ancienne cuisine, suppression de la cloison entre la chambre et le séjour
Mise en œuvre des sols, peinture, équipements, travaux divers de plâtrerie, etc.
Quelles aides financières sont possible pour une telle rénovation de maison ?
Pour ce projet de rénovation visant une étiquette énergétique B, plusieurs dispositifs d’aides permettent de réduire considérablement le coût des travaux.
MaPrimeRénov’ – Parcours accompagné : 19 250 € couvrant 35 % du montant HT des travaux, avec un plafond de 55 000 €. Ce parcours nécessite l’accompagnement par un Mon Accompagnateur Rénov’.
Prime Mur Mur : Une aide locale de Grenoble Alpes Métropole, comprenant une prime de 3 750 € et un bonus biosourcé de 1 500 € pour l’utilisation d’isolants écologiques, soit un total de 5 250 €.
Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ) : Possibilité d’emprunter jusqu’à 35 820 € sans intérêts, remboursables sur 20 ans, pour financer le reste des travaux.
💡 En cumulant ces aides, le total atteint 23 880 €, concernant les travaux énergétique aidés.
L’accompagnement technique fourni par Mur Mur garantit également la conformité des travaux pour maximiser les bénéfices de ces aides.
Rédigez un cahier des charges pour une rénovation réussie
💡Il permet de structurer vos attentes et de mettre toutes les entreprises en compétition sur un pied d’égalité.
Incluez les exigences des aides financières :
Comme MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) ou les aides locales
Précisez que seuls les professionnels certifiés RGE peuvent intervenir.
Identifiez clairement les responsabilités de chaque intervenant. Par exemple, qui prend en charge l’évacuation des gravats ? Que doit prévoir un artisan pour que le suivant puisse intervenir ? Ces détails éviteront des conflits ou des malentendus au cours des travaux. La Guidance Wheel du CREBA est une aide précieuse pour la rénovation énergétique.
Analysez les offres avec soin, ne vous limitez pas au prix :
vérifiez les assurances obligatoires (comme la garantie décennale)
la conformité des qualifications pour les aides
les spécifications du matériel proposé
les références
vérifier les différents taux de TVA, 20%, 10% et 5.5 %
Une déclaration préalable est la solution la plus adaptée pour des projets de rénovation ou d’extension de petite envergure.
Si vous agrandissez votre maison de moins de 20 m² (ou jusqu’à 40 m² dans certaines zones urbaines couvertes par un PLU).
En cas de changement d’aspect extérieur de votre habitation (nouvelle porte, fenêtres, ravalement, etc.).
Installation d’une piscine non couverte de moins de 100 m².
Même si les travaux sont mineurs, s’ils sont réalisés dans une zone protégée (comme aux abords d’un monument historique), la déclaration préalable est généralement exigée.
Quand opter pour un permis de construire ?
Un permis de construire est requis pour des projets plus complexes ou de plus grande envergure.
Que ce soit une construction de maison individuelle, un garage indépendant ou tout autre bâtiment, un permis de construire est nécessaire.
Si l’extension envisagée dépasse 20 m² (ou 40 m² dans certaines zones urbaines couvertes par un PLU), vous devrez obtenir un permis de construire. Attention : si l’extension porte la surface totale à plus de 150 m², un architecte est obligatoire.
Si vous modifiez considérablement la structure de votre bâtiment, par exemple en surélevant le bâtiment.
Changement de destination, par exemple un local commercial en habitation.
Et en ce qui concerne les zones protégées et les monuments historiques ?
Si votre maison est située en secteur sauvegardé, aux abords d’un monument historique, ou est elle-même classée ou inscrite, des règles spécifiques s’appliquent. Vous devrez obtenir l’avis (voire l’autorisation) de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). Pour les monuments classés, c’est l’Architecte en Chef des Monuments Historiques qui est compétent. Les demandes sont généralement déposées auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC). L’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP) de votre département est votre interlocuteur privilégié pour obtenir des informations précises. Les contraintes peuvent être plus strictes concernant les matériaux, les couleurs et l’aspect extérieur général.
Quelle règle pour l’isolation acoustique ?
Dans certaines zones particulièrement exposées aux nuisances sonores (proximité d’aéroports, de grandes infrastructures routières ou ferroviaires), des réglementations spécifiques peuvent imposer une isolation acoustique renforcée lors de travaux de rénovation importants. Renseignez-vous auprès de votre mairie.
Etape 4 : Trouver des professionnels qualifiés
Pour réussir votre rénovation, faites appel à des professionnels compétents et adaptés à vos besoins. Voici un aperçu des rôles clés :
L’architecte – entre 8 % et 15 % du budget des travaux :
Il conçoit votre projet en tenant compte de vos attentes et des contraintes techniques. Obligatoire pour les extensions supérieures à 150 m², il assure aussi la conformité au PLU (Plan Local d’Urbanisme).
Le maître d’œuvre – autour de 5 % à 12 % du coût total du chantier :
Coordonnateur des travaux, il supervise les équipes, gère les plannings et garantit le respect du cahier des charges. Idéal pour éviter les retards et les surcoûts.
Les artisans :
Ils réalisent concrètement les travaux : plomberie, électricité, menuiserie, etc. Leur tarif dépend de la spécialité et de la complexité des interventions.
Pourquoi les clients ont choisi Anaka pour leur rénovation à Grenoble ?
Une offre clé en main avec des coûts éliminant les marges supplémentaires que chaque intervenant pourrait appliquer. Les clients disposent ainsi d’un budget global fixe, sans surprises liées à des frais imprévus ou à des ajustements entre plusieurs prestataires.
Contrairement à un architecte ou un maître d’œuvre, qui peuvent proposer des estimations variables et parfois incomplètes, Anaka s’engage sur des devis précis et détaillés.
Anaka collabore exclusivement avec des artisans de confiance, sélectionnés pour leur qualité et leur fiabilité. En centralisant les achats et en négociant directement avec ses partenaires, Anaka réduit les coûts unitaires des matériaux et prestations, tout en garantissant des tarifs compétitifs.
Avec un architecte et un maître d’œuvre, les responsabilités peuvent être réparties, créant des zones grises en cas d’imprévus. Anaka, en prenant la responsabilité complète, évite les surcoûts liés à des retards ou à des conflits entre intervenants, souvent coûteux à corriger.
Vous avez listé les professionnels, mais qui va piloter le chantier ? La coordination des artisans, le respect des délais et la maîtrise du budget sont une mission à plein temps. Pour comprendre en détail ce qu'implique une gestion de projet de A à Z, notre guide est une lecture indispensable.
Etape 5 : Suivez et réceptionner les travaux
Prévoir des emplacements pour vos équipements techniques
L’installation d’une chaudière, qu’elle soit à bois avec silo ou à une pompe à chaleur (PAC) doit être anticipée. Cela évitera des adaptations disgracieuses en chantier, des retards et des surcouts imprévues.
Chaudière bois avec silo
Prévoyez un espace suffisant pour accueillir la chaudière et son silo de stockage, idéalement dans un local technique ou un garage.
Le silo doit être facilement accessible pour les livraisons de granulés ou de bois, avec une zone dégagée pour les opérations de remplissage.
Dimensions courantes : 4 à 6 m³ pour un silo permettant une autonomie d’une saison de chauffage.
Pompe à chaleur (PAC)
Les unités intérieures (hydraulique ou compresseur) doivent être installées dans un local ventilé, avec une emprise réduite mais centralisée pour limiter les pertes thermiques.
Les unités extérieures doivent être placées à distance des zones sensibles (chambres, terrasses) pour limiter les nuisances sonores (niveau sonore maximal recommandé : 35 dB).
Pour tous types d’installation
Prévoyez un accès facile pour l’entretien, la maintenance et les réparations éventuelles. Les fabricants recommandent un dégagement d’au moins 60 cm autour des équipements.
Assurez une isolation thermique efficace des conduits pour limiter les pertes énergétiques.
Prévoyez des passages dédiés pour les conduits hydrauliques.
Plan PAC avec gainable de la maison de Poisat
Tableau électrique
Installez le tableau électrique dans un espace sec et facilement accessible (garage, local technique).
Prévoir des dégagements de sécurité (environ 60 cm devant le tableau) pour faciliter les interventions.
Intégrez des emplacements pour d’éventuelles extensions, comme des panneaux solaires ou des équipements de recharge de véhicules.
Attention, il vous faudra demander une attestation du CONSUEL si vous déplacez le tableau
Réalisez les synthèses d’exécution
La synthèse d’exécution est une étape de coordination technique qui intervient avant le début du chantier. Elle permet de superposer les plans de chaque corps d’état (plomberie, électricité, structure) pour identifier et corriger les conflits potentiels.
Est-ce nécessaire ? Absolument. Sans synthèse, vous risquez de découvrir qu’un tuyau d’évacuation bloque le passage d’une gaine électrique en plein milieu des travaux. Anticiper ces points de blocage sécurise votre budget et votre planning.
Définissez qui fait quoi
Établissez une vision claire des responsabilités pour éviter les zones d’ombre sur le chantier :
Dressez un tableau de répartition des tâches précis par lot de travaux.
Identifiez le rôle de chaque acteur : artisans, chefs de projet, architectes et bureaux d’études.
Créez un annuaire complet avec les noms, fonctions et coordonnées directes de chaque intervenant.
Anticipez les réservations
La réussite réside dans le détail. Ne laissez aucune place à l’improvisation technique :
Recueillez les besoins techniques de chaque artisan (traversées de murs, emprise au sol, passages de gaines).
Adaptez vos plans définitifs en intégrant immédiatement ces contraintes réelles.
Validez les dimensions pour éviter de percer une dalle ou un mur porteur après coup.
Clarifiez les attentes par lot
Réunissez les forces vives du projet pour aligner les objectifs dès le départ :
Organisez une réunion de lancement avec tous les intervenants pour valider la direction commune.
Listez les contraintes spécifiques à chaque métier, notamment le calendrier et les exigences techniques.
Synchronisez les interventions pour qu’un artisan ne soit pas bloqué par l’avancement d’un autre.
Produisez les détails d’exécution
Passez de la vision globale à la précision millimétrée :
Préparer les plans détaillés par lot (plomberie, électricité, isolation, etc.).
Intégrer les préconisations des audits (thermiques, structurels) pour éviter les incohérences.
Créer des schémas de coordination montrant les interfaces entre les lots (par exemple, entre la ventilation et l’isolation).
Réalisez un planning d’exécution détaillé
L’importance de votre présence et du dialogue pendant le chantier
Visites de chantier régulières : Convenez avec l’entreprise ou votre maître d’œuvre de visites régulières (hebdomadaires, par exemple) pour constater l’avancée des travaux, poser vos questions et vérifier la conformité des matériaux et des techniques mises en œuvre par rapport au cahier des charges.
Réunions de chantier : Organiser des réunions de chantier formelles permet de faire le point avec tous les intervenants, de lever les doutes et de prendre des décisions éclairées si des ajustements sont nécessaires. Un compte-rendu écrit de ces réunions est une bonne pratique.
Conserver des traces : le pouvoir des photos
Prenez des photos régulièrement tout au long du chantier, y compris des éléments techniques qui seront ensuite cachés (passage des gaines électriques et de plomberie avant la fermeture des cloisons, pose des couches d’isolant, etc.). Ces photos peuvent s’avérer très utiles comme preuves en cas de désaccord ou de litige ultérieur sur la qualité de la mise en œuvre.
Exigez un PV de réception pour sécuriser votre projet
Le procès-verbal (PV) de réception valide la conformité et la qualité des travaux réalisés. Ce document officiel marque la fin du chantier et constitue une preuve légale en cas de litige.
Lors de la réception, inspectez minutieusement chaque détail : finitions, fonctionnement des installations, respect des plans et des délais. Notez toute réserve, comme des défauts ou des ajustements nécessaires, directement dans le PV.
Ce document engage l’entreprise à corriger les anomalies constatées dans les délais impartis.
Votre maison doit évoluer avec vous. Un intérieur conçu il y a plusieurs années peut ne plus correspondre à vos besoins actuels. Il est essentiel de repenser vos espaces que ce soit pour :
Vous pourriez, comme pour notre projet à Grenoble :
Aménager une cuisine ouverte sur le salon pour gagner en convivialité,
Créer un séjour cathédrale pour un séjour monumental
Ajouter une chambre supplémentaire.
L’ajout d’une extension peut également permettre de répondre à des besoins croissants, comme la création d’une salle de jeu ou d’un studio indépendant.
Taux de rentabilité interne (TRI) ➡️ 8,2 % (à comparer aux 2,5% d’un contrat d’assurance vie)
« Parmi les opérations bénéficiaires « sans les aides », :
31 opérations ont des taux de rentabilité interne théoriques qui dépassent les 10 %.
Sur l’ensemble de l’échantillon sans aide, la médiane des taux est de 8,2 %.
Dans le cas « avec les aides potentielles »,
47 opérations ont des taux de rentabilité interne théoriques qui dépassent les 10 %.
Sur l’ensemble de l’échantillon avec aide, la médiane des taux est de 10,8 %.
En rapprochant les rénovations énergétiques réalisées et des placements financiers sur 30 ans (sur du long terme) dont le taux est à comparer à celui du taux de rentabilité interne calculé, les opérations de rénovation sont, pour une grande partie (minimum de 69 % sans les aides), des opérations financières théoriquement très intéressantes. Notamment si nous les comparons à un taux de 2,5 % d’un contrat d’assurance vie (placement financier permettant à un particulier d’assurer un certain bénéfice à long terme sans forte prise de risque) ».
Les gains sur les coûts des consommations ↘️ de 50%
« Les gains sur les coûts des consommations conventionnelles sont de :
357 € TTC/an à 12 468 € TTC/an, avec un gain médian de 2 297 € TTC/an.
Ramenés à la surface habitable, les gains sur les coûts de consommation vont de :
2,3 € TTC/(an.m²) à 58,8 € TTC/(an.m²), avec un gain médian à 16,4 € TTC/(an.m²).
Le taux de réduction des coûts de consommation conventionnelle est important : plus de 3/4 des opérations diminuent ce coût de plus de 50 % »
La valeur après rénovation ↗️ de 22%
« La valeur après rénovation correspond à la valeur marchande du bien immobilier, en intégrant les travaux d’économie d’énergie, mais sans tenir compte des gains liés aux travaux d’embellissement (exemple : changement de cuisine, de salle de bains, etc.).
Avant travaux, la valeur du logement est de 206 k€ TTC soit 1 328 € TTC/m²SHAB.
Après travaux, la valeur du logement est de 251 k€ TTC ou 1 616 € TTC/m²SHAB.
L’augmentation de valeur liée aux travaux est ainsi de 45 k€ TTC, soit un accroissement de 22 % (…) Dans le détail, le gain en valeur est légèrement supérieur au coût de rénovation. Ainsi, en cas de vente immédiate après la rénovation, les travaux seraient directement rentables. »
Maintenant vous savez comment procéder pour transformer votre habitat, mais encore faut-il éviter les erreurs courantes qui pourraient freiner votre projet.
Les 12 erreurs à éviter lors d’une rénovation
Erreur n°1 – Négliger le diagnostic préalable
C’est particulièrement vrai pour les bâtisses anciennes, qui ont leurs propres défis. Comprendre les spécificités de la rénovation d’une maison ancienne est la première étape pour éviter les mauvaises surprises.
Le diagnostic préalable, une étape clé Il permet d’évaluer précisément l’état des lieux : isolation, structure, performances énergétiques, conformité aux normes… Ignorer cette étape peut transformer votre projet en véritable casse-tête.
Les risques d’une rénovation sans diagnostic
Sous-estimer les problèmes cachés
Engager des travaux inutiles ou inefficaces
Multiplier les imprévus
Sous-estimer les éléments irréversibles.
Pensez à la localisation et à l’orientation de votre maison. Ces facteurs, impossibles à modifier, ont un impact majeur sur votre confort quotidien (ensoleillement, vue) et vos besoins énergétiques.
Pourquoi un diagnostic change tout
Prioriser les interventions : isolation, chauffage, menuiseries, etc.
Éviter les mauvaises surprises.
Maximiser votre budget en ciblant les travaux réellement nécessaires.
💡 Un diagnostic bien fait, c’est l’assurance de travaux réussis sans mauvaises surprises.
Erreur n°2 – Sous-estimer les coûts et délais
Oublier de faire un budget vraiment détaillé.
Ne vous contentez pas d’une estimation globale. Pour vous aider à visualiser ce que les chiffres représentent, nous avons préparé un exemple de budget concret de 50 000 €.
Basez-vous sur des devis précis et comparez-les attentivement, en ne regardant pas seulement le prix final mais aussi le contenu de l’offre, les assurances, les spécifications du matériel et les références des entreprises.
Les imprévus à prévoir :
Démolitions imprévues : murs porteurs mal identifiés ou réseaux enterrés à déplacer.
Matériaux supplémentaires : erreurs de mesure ou surcoûts liés à des options de meilleure qualité.
Problèmes structurels : infiltration d’eau ou défauts cachés détectés une fois les travaux commencés.
Retards logistiques : livraison de matériaux en retard ou indisponibilité des artisans.
Le budget initial incluait un poste de 10 000 € pour imprévus. Résultat ? Lorsque des problèmes de maçonnerie ont été découverts, l’enveloppe prévue a permis de continuer le chantier sans impact sur la qualité ou les délais.
Une fois la démolition terminée, nous avons découvert que les fenêtres reposaient sur un plat en aluminium, et non sur des appuis solides. Il a fallu démolir et recouler les appuis de fenêtre.
💡 Toujours ajouter 10 à 15 % du budget total pour les imprévus.
Erreur n°3 – Mal choisir ses prestataires
Un mauvais choix de prestataires peut transformer votre projet en fiasco. Les offres trop alléchantes ou les interventions « au noir » sans contrat peuvent sembler attractives, mais elles cachent souvent des risques majeurs : malfaçons, retards, absence de garanties, ou litiges.
Pourquoi éviter les prix trop bas ? Un tarif anormalement bas peut indiquer des matériaux de moindre qualité, un manque de qualifications, ou une absence d’assurance. Ces économies apparentes peuvent engendrer des coûts supplémentaires pour corriger les erreurs.
Nos conseils pour choisir les bons prestataires :
Vérifiez les références
Assurez-vous des garanties
Toujours signer un contrat détaillant les prestations, délais et conditions financières.
Vouloir tout faire tout seul.
Même si l’envie de s’investir est forte, certaines tâches (gros œuvre, lots techniques) exigent une expertise. Les risques : mauvaise pose d’isolants, non-conformité aux normes (électriques, acoustiques), perte des économies d’énergie, absence de garantie décennale, et inéligibilité aux aides financières qui exigent souvent des professionnels RGE.
Même si vous ne prévoyez pas de vendre votre maison à court terme, pensez à sa valeur sur le marché immobilier. Des choix intemporels et de qualité garantissent que votre bien reste attractif pour d’éventuels acheteurs.
Des rénovations trop personnalisées ou des matériaux bas de gamme peuvent limiter l’attrait de votre maison. Par exemple, une cuisine au style trop audacieux ou des finitions peu durables peuvent décourager des acquéreurs potentiels et réduire la valeur de votre bien.
Nos conseils pour valoriser votre maison :
Privilégiez des couleurs neutres et des designs intemporels
Investissez dans des matériaux durables
Pensez à l’efficacité énergétique, un critère de plus en plus recherché par les acheteurs.
Erreur n°5 – Ne pas profiter des aides financières pour vos travaux
Dans le cadre de notre exemple, les aides financières ont représenté environ 15 % du budget global de la rénovation, soit une économie non négligeable. Grâce à des dispositifs comme :
Eco-prêt à taux zéro : Pour financer les rénovations énergétiques sans payer d’intérêts.
MaPrimeRénov’ : cette aide est accessible à tous, sous conditions de revenus.
Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : Financement pour des travaux impliquant les consommations énergétiques, disponibles auprès des fournisseurs d’énergie.
Subventions locales : Certaines collectivités comme la Métropole de Grenoble, proposent des primes pour l’amélioration de l’habitat.
Signer les devis AVANT de demander les aides.
C’est une erreur fréquente. La majorité des aides doivent être sollicitées AVANT tout engagement et signature de devis.
Erreur n°6 – Négliger son rêve de départ.
Notez toutes vos idées initiales, vos envies, même sous forme d’esquisses. Ce sont ces aspirations qui donneront une âme à votre projet. Même face aux contraintes techniques ou budgétaires, accrochez-vous à ces rêves et posez les bonnes questions pour ne pas faire de compromis regrettables sur votre future qualité de vie.
Erreur n°7 – Commencer son chantier sans planning détaillé.
Un chantier de rénovation est une succession d’interventions. Planifier l’ordre logique des artisans (maçonnerie, plomberie, électricité, finitions…) et coordonner les corps de métier est essentiel pour éviter les retards, les interférences et les surcoûts. Un planning d’exécution détaillé est votre meilleur allié.
Erreur n°8 – Faire des économies sur l’isolation.
L’isolation est absolument essentielle pour une facture d’énergie basse et un confort de vie élevé, été comme hiver. C’est une occasion en or à ne pas manquer lors de la refonte de la toiture, des sols ou des murs. C’est un investissement pour votre confort et votre portefeuille.
Erreur n°9 – Faire un grand tas de tous ses déchets de chantier / Ne pas trier.
Pensez « déconstruction sélective » plutôt que simple démolition. Le tri des déchets de chantier permet de valoriser certains matériaux (métaux, bois, gravats propres) et de favoriser le réemploi. C’est un geste pour l’environnement qui peut aussi avoir un impact économique sur les devis des professionnels pour la gestion des déchets sur les gros chantiers.
Erreur n°10 – Céder au démarchage téléphonique abusif.
Soyez très vigilant : le démarchage téléphonique pour les travaux de rénovation énergétique est interdit par la loi en France. Toute sollicitation de ce type doit vous alerter et est très probablement une tentative d’arnaque. Ne signez jamais rien et ne versez aucun acompte suite à un tel démarchage.
Erreur n°11 – Acheter le matériel par ses propres moyens en pensant économiser.
Sachez que les artisans bénéficient souvent d’une TVA à taux réduit (5,5% ou 10% au lieu de 20% pour un particulier) sur l’acquisition du matériel, à condition qu’ils le fournissent et le posent. De plus, un professionnel est plus à l’aise et efficace avec les matériaux qu’il a l’habitude de manipuler, ce qui assure une meilleure qualité de travaux et la validité des garanties.
Erreur n°12 – Oublier l’impact de l’isolation sur la ventilation.
Une maison mieux isolée est aussi plus étanche à l’air. Il devient alors primordial d’assurer un renouvellement d’air efficace pour garantir une bonne qualité de l’air intérieur, évacuer l’humidité et prévenir les problèmes de condensation ou de moisissures. Une VMC adaptée est indispensable.
Alors, vaut-il mieux rénover sa maison soi-même, ou faire appel à un professionnel ?
💡Priorisez les rénovations qui réduisent les déperditions thermiques et améliorez ensuite le confort intérieur.
Type de rénovation
Budget estimatif (€)
Facteurs de prix
Priorité : Quand intervenir ?
Isolation (murs, toiture)
50 à 100 €/m²
Surface à isoler, type d’isolant, technique (intérieure/extérieure).
Prioritaire pour réduire les factures énergétiques et améliorer le confort.
Remplacement fenêtres
400 à 800 €/fenêtre
Type de vitrage (double/triple), matériau (PVC, bois, alu), taille.
Prioritaire si fenêtres anciennes, avant travaux d’isolation.
Système de chauffage
5 000 à 15 000 €
Type de chauffage (pompe à chaleur, chaudière), puissance nécessaire.
Essentiel après avoir optimisé l’isolation pour maximiser les économies.
Rénovation intérieure
500 à 1 000 €/m²
Type de pièce (cuisine, salle de bain), matériaux choisis, main-d’œuvre.
Non prioritaire, sauf en cas de dysfonctionnement ou obsolescence.
Rénovation énergétique globale
30 000 à 70 000 € (maison entière)
État initial du logement, étendue des travaux, aides financières disponibles.
À envisager si le logement est énergivore (DPE E ou plus).
L’ordre idéal des travaux de rénovation énergétique : notre méthode expliquée
En matière de rénovation énergétique, l’ordre des opérations est fondamental pour garantir l’efficacité et optimiser l’investissement. Pensez à votre maison comme à une « casserole » : il faut d’abord la couvrir (isoler) avant d’adapter la puissance du feu (chauffage) et d’allumer la hotte (ventilation).
L’Audit énergétique : C’est le point de départ incontournable. Ce bilan thermique complet identifie avec précision les sources de déperditions de chaleur (ponts thermiques), évalue la performance de l’isolation existante, du système de chauffage et de la ventilation. Il permet de définir un bouquet de travaux priorisé et cohérent.
L’Isolation de l’enveloppe du bâtiment : On commence par « mettre le couvercle sur la casserole ».
Isolation de la toiture et des combles (principale source de déperdition, jusqu’à 30%).
Isolation des murs (par l’intérieur – ITI – ou par l’extérieur – ITE) (environ 20-25% des déperditions).
Remplacement des fenêtres et portes-fenêtres par du double ou triple vitrage performant (10-15% des déperditions).
Isolation des planchers bas (sur sous-sol, vide sanitaire ou terre-plein) (7-10% des déperditions).
L’adaptation du système de chauffage : Une fois la maison correctement isolée, ses besoins en chauffage diminuent considérablement. On peut alors installer un système de chauffage performant (pompe à chaleur, chaudière biomasse, etc.) correctement dimensionné, sans le surévaluer inutilement, ce qui représente une économie à l’achat et à l’usage.
La mise en place d’une ventilation efficace : Une maison bien isolée étant plus étanche, il est crucial d’assurer un renouvellement d’air maîtrisé pour garantir une bonne qualité de l’air intérieur, évacuer l’humidité et éviter les problèmes de condensation. Une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) adaptée est alors indispensable.
Bien choisir vos matériaux : Performance, Durabilité et Écologie
Les critères clés pour une sélection éclairée
Au-delà du simple coût, plusieurs facteurs doivent guider votre choix :
La performance technique : Pour les isolants, la résistance thermique (R) est primordiale (plus R est élevé, plus le matériau est isolant). Pour les fenêtres, le coefficient de transmission thermique (Uw) doit être le plus bas possible.
La durabilité et l’entretien nécessaire.
L’impact environnemental : Considérez l’énergie grise (énergie nécessaire à sa production, son transport et sa fin de vie) et privilégiez les matériaux issus de ressources renouvelables ou recyclées.
La qualité de l’air intérieur : Optez pour des matériaux émettant peu ou pas de Composés Organiques Volatils (COV).
L’esthétique et la compatibilité avec le style de votre maison, surtout s’il s’agit d’un bâti ancien.
Cap sur les matériaux d’isolation naturels et biosourcés
De plus en plus plébiscités, les isolants naturels ou biosourcés (laine de bois, ouate de cellulose, chanvre, liège, paille, etc.) offrent de nombreux avantages :
Écologiques : Souvent issus de ressources renouvelables, ils peuvent stocker le carbone et leur production est généralement moins énergivore.
Performants : Ils affichent d’excellentes performances thermiques et acoustiques.
Confort d’été : Beaucoup offrent un excellent déphasage thermique, c’est-à-dire une capacité à ralentir la pénétration de la chaleur en été, maintenant ainsi une température intérieure plus fraîche.
Régulation de l’humidité : Certains sont perméables à la vapeur d’eau, contribuant à une meilleure gestion de l’hygrométrie ambiante.
Qualité de l’air intérieur : Ils sont généralement exempts de produits chimiques nocifs. Dans notre projet à Poisat, l’utilisation d’isolants écologiques a par exemple permis de bénéficier d’un « bonus biosourcé » dans le cadre de la prime Mur Mur.
L’épaisseur de l’isolant et l’étanchéité à l’air : Un duo gagnant
Pour une isolation réellement performante, une épaisseur suffisante d’isolant est indispensable pour atteindre la résistance thermique souhaitée. Mais cela ne suffit pas ! Il est tout aussi crucial de soigner l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment (jonctions murs/fenêtres, murs/toiture, passage des gaines, etc.). Des fuites d’air parasites peuvent en effet réduire considérablement l’efficacité de l’isolation, aussi épaisse soit-elle. Des tests d’infiltrométrie (ou « blower door test ») permettent de mesurer et de localiser ces fuites.
L’impact des travaux sur votre quotidien : Anticiper pour mieux vivre la transition
Prévoir une solution de relogement : Est-ce nécessaire ?
Pour les rénovations d’envergure qui affectent l’ensemble de l’habitation (réfection complète des sols, redistribution majeure des pièces, travaux impactant toutes les pièces d’eau et le chauffage en hiver), il est souvent plus confortable et plus sûr de prévoir une solution de logement temporaire, surtout si votre famille comprend des enfants en bas âge ou des personnes particulièrement sensibles au bruit et à la poussière.
Rester chez soi pendant les travaux : conditions et astuces
Dans certains cas, il est possible de continuer à vivre dans la maison pendant les travaux. Cela dépendra de l’ampleur du chantier et de son organisation.
Certains choix techniques, comme l’isolation thermique par l’extérieur (ITE), permettent de réaliser une grande partie des travaux sans intervention majeure à l’intérieur de l’habitation.
Une planification par phases, en isolant certaines zones du chantier, peut aussi faciliter le maintien dans les lieux. Il est crucial de bien protéger les meubles et les pièces non concernées par les travaux.
Un autre exemple de rénovation concret avec Anaka
À Voiron, un couple a confié à Anaka la rénovation intégrale de leur maison des années 1950. Leur objectif : moderniser les espaces, améliorer les performances énergétiques et répondre aux nouveaux besoins de leur famille.
Après un diagnostic détaillé, Anaka a mis en place un projet sur mesure :
Isolation complète des murs, dalles et des combles
Rénovation complète d’une cuisine fermée de 8m2 à Sassenage
Nos clients souhaitaient rénover leur cuisine fermée de 8 m² pour être parfaitement adapté à leurs besoins. Leur cahier des charges détaillé témoignait d’une attention particulière portée à la fonctionnalité, à l’esthétique et à l’ergonomie.
Les attentes des clients étaient claires et précises :
Maximiser les rangements tout en conservant un design épuré
Adapter l’aménagement à leurs morphologies différentes avec un travail précis sur l’ergonomie
Préserver une vue dégagée sur les montagnes
Créer un coin repas pour deux personnes
Intégrer des fonctionnalités annexes comme un lave-linge et des rangements dédiés à l’entretien de la maison
Opter pour un électroménager haut de gamme
Aménagement sur-mesure
L’architecture intérieure de cette pièce a été conçu sur-mesure en collaboration avec les clients. Un travail minutieux a été réalisé sur :
La hauteur et la profondeur du plan de travail pour s’adapter à leur morphologie
La disposition des tiroirs et des placards hauts pour un accès facile
La largeur des portes pour un usage fluide au quotidien
La simulation en réalité virtuelle a permis de valider l’aménagement avant le début des travaux, renforçant la confiance des clients dans les choix réalisés.
Design et fonctionnalité
Les rangements ont été optimisés avec l’intégration de placards équipés de prises électriques pour brancher des appareils comme un aspirateur
L’espace a été pensé pour préserver la vue sur les montagnes en positionnant les assises près de la fenêtre
Un coin repas convivial a été aménagé pour deux personnes afin de répondre à une demande de praticité et de confort
Mise aux normes de l’électricité et remplacement du tableau électrique
Suppression du réseau de gaz
Esthétique et parti pris
L’esthétique de cette rénovation proche de Grenoble reflète une volonté de simplicité élégante et d’harmonie avec l’espace existant.
Les façades en bois des placards apportent une chaleur naturelle tout en restant sobres. Le veinage du bois est volontairement mis en valeur pour créer un effet authentique et intemporel.
Le contraste subtil entre le bois et les façades blanches magnolia des meubles bas ajoute une touche contemporaine, tout en préservant une sensation de clarté dans cette cuisine fermée.
La crédence en verre sur mesure renforce la luminosité et apporte une finition épurée, tout en étant facile d’entretien.
Les équipements encastrés, comme le micro-ondes et le lave-vaisselle, s’intègrent parfaitement dans l’ensemble, assurant une continuité visuelle sans ruptures.
Le plan de travail en bois coordonné avec les façades hautes crée une impression d’unité et de fluidité dans l’espace.
Points forts du projet
Chaque détail a été validé en concertation avec des clients exigeants
Les solutions intégrées répondent à leurs besoins comme l’intégration d’un lave-linge encastré
Une ergonomie sur-mesure a été pensée pour s’adapter à un couple avec une différence marquée de taille
Calendrier
Le chantier aura durée 1 mois au total de la démolition à la réception de la cuisine.
L’avis de nos clients
« Nous avons fait appel à Anaka pour la rénovation de notre cuisine. Propositions d’aménagement, chiffrage, établissement du planning, information du syndic et des voisins, organisation avec les intervenants, suivi et réception du chantier : Solveig et Nicolas ont répondu à notre attente. La simulation 3D en « taille réelle » a permis de vérifier et valider les choix d’aménagement. Solveig est une interlocutrice chaleureuse et disponible pour répondre aux questions tout au long du projet, et l’équipe d’artisans choisis par Anaka est efficace. Nous sommes très satisfaits du résultat. »
Le mot de Solveig, notre responsable de projet
Pour ce projet, nous avons mis un point d’honneur à accompagner nos clients à chaque étape. Dès le départ, nous avons pris le temps de comprendre leurs besoins, leurs habitudes et leurs attentes. Leur cahier des charges très précis a guidé nos choix de maître d’œuvre tout en laissant place à des ajustements grâce à un dialogue constant.
Nous avons travaillé ensemble sur tous les détails. La simulation en réalité virtuelle a été un outil clé pour leur permettre de se projeter et valider l’agencement avant les travaux. Chaque élément a été conçu sur-mesure, de la hauteur du plan de travail adaptée à leur différence de taille, jusqu’aux rangements pensés pour leurs usages spécifiques comme l’entretien ménager ou l’intégration du lave-linge.
Notre objectif était de créer une cuisine qui leur ressemble, aussi fonctionnelle qu’esthétique. C’est ce niveau de personnalisation et cet accompagnement de proximité qui permettent d’obtenir un résultat à la hauteur.
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Se lancer dans des travaux de rénovation est souvent source d’espoir, mais cela peut rapidement se transformer en cauchemar. Défauts de finitions, retards interminables, ou malfaçons graves : ces situations nécessitent une approche claire et méthodique pour éviter d’aggraver le problème. Prenez connaissance de vos droits et trouver des solutions, qu’elles soient amiables ou judiciaires.
À retenir :
Prendre du recul pour identifier la source du problème et le responsable.
Privilégiez un accord amiable avec votre maître d’œuvre à Grenoble, soit pour poursuivre ou pour quitter le chantier
En cas d’échec, préparez soigneusement vos recours en justice pour maximiser vos chances
D’où vient le problème ? Comment l’identifier ?
Qu’est-ce qu’une malfaçon ?
Avant d’aller plus loin, clarifions ce terme. Une malfaçon est un défaut ou une imperfection dans une construction ou une rénovation, résultant d’une mauvaise exécution des travaux. Elle peut affecter la solidité de l’ouvrage (problèmes structurels, d’étanchéité majeurs) ou le rendre impropre à l’usage auquel il est normalement destiné. Cela inclut également des finitions non conformes aux attentes contractuelles ou aux règles de l’art.
Deux grands types de problèmes émergent souvent :
Les malfaçons et non-conformités : Il s’agit de travaux non conformes aux plans, aux devis, aux normes (les fameuses « règles de l’art »), de finitions insatisfaisantes, ou encore de travaux partiellement finalisés ou non finalisés.
La mauvaise organisation du chantier : Des retards répétés d’un artisan peuvent déstabiliser toute la chaîne, engendrer du stress et impacter la qualité finale.
Les causes peuvent être multiples :
Il est nécessaires de prendre du recul, une mauvaise analyse dégradera irrémédiablement la situation. La gestion d'un chantier est avant tout humaine.
Un « mauvais casting » : Artisan peu compétent, manque de qualifications pour le travail demandé.
Un effet domino : Le retard d’un corps de métier impacte le suivant, créant démobilisation et difficultés supplémentaires.
Des finitions négligées : Des travaux mal achevés à une étape compliquent la tâche de l’artisan suivant et nuisent au résultat global.
L’entreprise avec laquelle vous avez signé le contrat (votre devis signé) reste votre interlocuteur unique et le responsable légal de l’ensemble des travaux, y compris ceux réalisés par d’éventuels sous-traitants. Il est aussi pertinent de s’interroger sur l’investissement du pilote de chantier. Est-il suffisamment présent et impliqué ?
Besoin d’un accompagnement sur-mesure pour votre rénovation ?
Nous sommes indépendants, non franchisé.
Véritable « clé en main », vous n’avez qu’un contrat global avec nous.
Collaboratif, nous élaborons votre projet ensemble !
Lorsque des travaux sont mal réalisés, les démarches et recours diffèrent selon que le problème est constaté avant ou après la réception des travaux.
Agir avant la réception des travaux
Si les travaux sont en cours et que vous relevez des anomalies :
Demandez des corrections immédiates : Signalez les défauts (non-conformité, finitions défectueuses) dès leur apparition.
Formalisez par écrit : En l’absence de réaction, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) à l’artisan, le mettant en demeure de rectifier les malfaçons dans un délai précis. Conservez précieusement une copie.
Envisagez la retenue de paiement (avec prudence) : Vous pourriez retenir une partie des paiements jusqu’à la correction effective des problèmes. Cela peut inciter l’artisan à agir. Attention, cette démarche doit être proportionnée et justifiée pour ne pas se retourner contre vous. Il est parfois conseillé de consigner les sommes restantes chez un notaire ou un huissier (aujourd’hui Commissaire de Justice) pour officialiser la suspension du paiement dans un cadre réglementé, surtout pour des travaux importants.
La rupture de contrat : Si les manquements sont graves et persistants, vous pouvez envisager de rompre le contrat pour non-respect des obligations contractuelles.
La réception des travaux
La réception des travaux est l’acte par lequel vous (le maître d’ouvrage) déclarez accepter l’ouvrage avec ou sans réserves. C’est un moment clé qui déclenche les garanties légales.
L’importance capitale du procès-verbal (PV) de réception :
Notez tout, absolument tout : Chaque défaut, chaque malfaçon, même minime (interrupteur qui fonctionne mal, éclat de peinture, robinet qui goutte) doit être consigné comme « réserve » dans le PV. L’absence de réserves sur un point visible lors de la réception peut vous priver de recours ultérieurs sur ce point précis.
Rédaction formelle : Le PV doit être daté et signé par vous-même et l’artisan. Chacun en conserve un exemplaire.
Une inspection minutieuse s’impose : La réception n’est pas une simple formalité. Prenez le temps de tout vérifier en détail : testez les interrupteurs, ouvrez et fermez les robinets, manipulez les volets, mettez en route le chauffage si possible.
Faites-vous accompagner par un expert : N’hésitez pas à vous faire assister par un professionnel indépendant (architecte, expert en bâtiment) lors de la visite de réception. Cet expert peut être un architecte ou un expert en bâtiment agréé par l’État, justifiant souvent d’une formation d’ingénieur ou d’architecte et d’une expérience de terrain conséquente. Il pourra réaliser un constat sur site, une analyse documentaire, vous proposer une stratégie d’action, et surtout établir un rapport d’expertise évaluant les désordres et chiffrant les coûts de reprise.
Après la réception des travaux
Une fois les travaux réceptionnés, plusieurs garanties légales vous protègent :
Situation
Délai
Garantie ou action
À la charge de qui ?
Fondement (exemples)
Dommages importants après réception
10 ans
Garantie décennale : Couvre les malfaçons qui affectent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.
Artisan/Assureur
Art. 1792 Code Civil
Dommage Ouvrage (si souscrite)
10 ans
Garantit le préfinancement rapide des réparations relevant de la décennale, sans recherche de responsabilité.
Client (Assureur DO)
L.242-1 Code des Ass.
Défauts mineurs constatés à la réception ou apparus dans l’année
1 an
Garantie de parfait achèvement : L’artisan doit réparer tous les désordres signalés dans le PV ou notifiés par LRAR.
Artisan
Art. 1792-6 Code Civil
Problèmes liés aux équipements dissociables
2 ans
Garantie biennale (ou de bon fonctionnement) : Concerne les équipements type radiateurs, robinetterie, volets…
Artisan
Art. 1792-3 Code Civil
Autres désordres non couverts par les garanties spécifiques
5 ans (délai général)
Responsabilité contractuelle de droit commun : Si aucune autre garantie ne s’applique, pour des dommages intermédiaires par exemple.
Artisan
Art. 1231-1 (anc. 1147) Code Civil
L’obligation de résultat de l’artisan : un principe fondamental
L‘artisan est tenu à une obligation de résultat. Cela signifie qu’il doit livrer un ouvrage conforme à ce qui a été convenu dans le devis et exempt de vices. Vous n’avez pas à prouver sa faute, mais seulement que le résultat attendu n’est pas atteint.
La collecte de preuves fiables : votre meilleure défense
Que ce soit pour une négociation amiable ou une procédure judiciaire, la qualité des preuves est déterminante.
Dossier complet : Rassemblez tous les documents : devis signé, contrat, plans, assurances de l’artisan (notamment son attestation de garantie décennale, à demander avant le début des travaux !).
Preuves écrites : Conservez tous les échanges : courriers (surtout les LRAR), mais aussi les emails et SMS qui peuvent attester de vos échanges et des problèmes signalés.
Photos et vidéos : Documentez abondamment les malfaçons, si possible datées.
Le constat par Commissaire de Justice (ex-Huissier) : Pour des malfaçons importantes ou un abandon de chantier, un procès-verbal de constat établi par un Commissaire de Justice constitue une preuve irréfutable. C’est un coût, mais souvent un investissement judicieux.
L’expertise amiable ou judiciaire :
Expert d’assuré : Si vous avez une protection juridique, elle peut mandater un expert.
Expert en bâtiment indépendant : Vous pouvez mandater un expert à vos frais pour évaluer les désordres et chiffrer les réparations. Son rapport objectif sera précieux.
Expert judiciaire : Désigné par un tribunal, son rapport s’impose aux parties.
Solutions à l’amiable avant le recours juridique
Avant d’engager des démarches contentieuses, coûteuses en temps et en énergie, privilégiez une résolution diplomatique :
La discussion directe : Prenez rendez-vous avec l’artisan sur le chantier pour discuter des problèmes. Un simple échange, une explication claire de vos attentes peuvent parfois débloquer la situation.
La lettre de mise en demeure : Si la discussion échoue, envoyez une LRAR détaillée rappelant les engagements, les désordres constatés, vos attentes (réparations, délais, etc.) et le fondement de vos droits (garanties, obligation de résultat). Un courrier bien structuré peut suffire.
La médiation ou la conciliation :
Faites appel à un médiateur de la consommation (si l’artisan en a désigné un, ses coordonnées sont sur le devis) ou à un conciliateur de justice (démarche gratuite auprès du tribunal). La liste officielle des médiateurs de la consommation est notamment disponible sur le site.
Vous pouvez également saisir la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui peut intervenir comme intermédiaire pour un service de médiation.
Force de l’accord : Si un accord est trouvé avec l’aide d’un conciliateur de justice, celui-ci peut être homologué par un juge, ce qui lui confère une force exécutoire. En cas de nouveaux manquements de l’artisan, cet accord pourra être mis en application par un Commissaire de Justice.
Préalable obligatoire : Pour les litiges inférieurs à 5 000 €, une tentative de médiation ou de conciliation est souvent obligatoire avant de pouvoir saisir le juge. Cette démarche peut aussi s’appliquer pour des litiges jusqu’à 10 000 €.
Des associations de consommateurs peuvent également vous conseiller et vous assister.
Aucun résultat : le recours en justice
Les démarches à suivre
Avocat spécialisé : Faites-vous assister par un avocat compétent en droit de la construction ou en droit immobilier. Il pourra tenter une ultime négociation avant de saisir le tribunal. Certains proposent des honoraires au forfait.
Constitution du dossier : C’est la clé ! Sans preuves tangibles (contrat, assurances, photos, LRAR, constats, expertises), vos chances de succès sont minces. C’est à vous de prouver la faute ou le manquement de l’artisan.
Saisine du tribunal compétent :
Tribunal de Proximité (juge des contentieux de la protection) : Pour les litiges inférieurs à 5 000 €, la saisine se fait par requête, mais elle doit obligatoirement être précédée d’une tentative de médiation ou de conciliation. Pour les litiges entre 5 000 € et 10 000 €, la saisine se fait par assignation. Pour les décisions rendues concernant ces litiges (jusqu’à 10 000€), il n’y a généralement pas de recours en appel classique ; seule la saisine de la Cour de cassation est possible.
Tribunal Judiciaire : Pour les litiges supérieurs à 10 000 €. L’assistance d’un avocat est alors obligatoire.
L’importance du contrat
Le juge s'appuiera systématiquement sur les documents contractuels (devis signé, plans, etc.). Votre argumentation doit se fonder sur ces éléments.
Par exemple :
Vous dites que l’entrepreneur est en retard mais …. sur quelle base objective ?
Pouvez vous prouver sa date de démarrage ?
Y a t-il déjà eu du retard avant sa 1ère intervention ? L’avez vous prévenu du décalage ?
Avez vous suivi l’éventuel protocole stipulé dans votre contrat pour notifier le retard ?
Etes vous à jour des paiements ?
Vous avez stopper les paiements mais… est ce que cela ne va pas être utilisé contre vous pour expliquer le retard ?
Premièrement : est-ce une possibilité du contrat ?
Si oui, avez vous argumentez pourquoi à l’entrepreneur ?
Avez vous suivi la procédure sur la forme et le fond ?
Il n’y a pas de règles générales mais uniquement un contrat entre 2 parties. D’où l’importance de bien considérer le passage en justice si votre dossier est mince. Vous risquez d’être déboutés, d’avoir payés des frais de justice et en plus d’avoir perdu plusieurs mois.
Que faire en cas d’abandon de chantier ?
🔥Prendre connaissance du cadre contractuel que vous avez avec votre artisan. S'il y a un protocole, appliquez-le. Sinon vous pouvez appliquer ce processus :
Étapes :
Constat par Commissaire de Justice : Faites constater officiellement l’état d’avancement (ou d’inachèvement) des travaux et l’absence de l’artisan.
Mise en demeure formelle : Envoyez une LRAR à l’entreprise, la mettant en demeure de reprendre le chantier sous un délai précis et raisonnable (ex: 15 jours). Décrivez impérativement les travaux restant à réaliser et fixez une date d’achèvement souhaitée. Soyez très précis, sinon l’artisan pourrait revenir effectuer quelques tâches mineures pour contester l’abandon.
Nouveau constat : À l’expiration du délai, si rien n’a bougé, faites établir un nouveau constat d’huissier attestant de la persistance de l’abandon.
Résiliation et reprise : Vous pourrez alors notifier la résiliation du contrat aux torts de l’entreprise et engager un nouveau professionnel pour terminer les travaux.
Ce processus, bien que solide pour justifier votre décision, ne vous met pas à l'abri total de poursuites de la part de l'artisan initial, mais constitue un dossier défendable.
Alternatives pour reprendre ou refaire les travaux
Si les travaux doivent être repris, plusieurs options s’offrent à vous :
Petites finitions par vous-même : Pour des ajustements mineurs (peinture, petits réglages), si vous vous en sentez capable.
Faire appel à une nouvelle entreprise qualifiée : Pour des reprises plus conséquentes, sélectionnez une entreprise sérieuse et compétente, idéalement tous corps d’état comme Atelier Anaka, pour une meilleure coordination.
Attendez-vous à ce que le coût de la reprise puisse être supérieur au solde qui restait à payer au premier artisan, surtout si des travaux doivent être refaits ou si l'acompte versé était disproportionné par rapport au travail effectué.
Vous avez un projet de rénovation ?
Comment éviter les problèmes lors d’une rénovation future ?
Pour sécuriser vos prochains travaux, adoptez ces bPour sécuriser vos prochains projets de rénovation et vivre cette aventure avec sérénité :
Définissez un cadre juridique clair : Un devis détaillé et précis, des conditions générales de vente bien comprises, des assurances vérifiées (décennale !). Ce n’est pas simple pour un néophyte, d’où l’intérêt d’un accompagnement.
Méfiez-vous du « travail au noir » ou non déclaré : Accepter des travaux sans facture, sans devis officiel, ou payés en espèces sans trace peut sembler économique à court terme, mais c’est illégal et extrêmement risqué. En tant que client (considéré comme employeur dans ce cas), vous vous exposez à de lourdes sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende. De plus, en l’absence de cadre légal, vous n’aurez aucun recours ni aucune garantie en cas de malfaçons ou d’abandon de chantier.
Vérifiez impérativement l’assurance décennale : Demandez systématiquement l’attestation d’assurance de responsabilité civile décennale à l’artisan avant de signer quoi que ce soit et avant le début des travaux. C’est une obligation légale pour tous les professionnels du bâtiment depuis la loi Spinetta de 1978. Une entreprise qui exercerait sans cette assurance s’expose à de lourdes sanctions pénales (peine de prison et amende conséquente), et vous laisse sans recours direct auprès d’un assureur en cas de sinistre majeur.
Suivez votre chantier : Visitez régulièrement le chantier, prenez des photos, communiquez par écrit avec les artisans pour garder une trace.
Choisissez vos artisans avec le plus grand soin :
Demandez plusieurs devis, comparez les prestations.
Vérifiez les qualifications, les assurances, les références (visitez d’anciens chantiers si possible).
Fuyez les offres anormalement basses.
Optez pour la solution ‘clé en main’ que propose un contractant général comme Atelier Anaka : ce statut est le plus protecteur pour vous. Le contractant général s’engage sur un prix ferme, une qualité définie et un délai global. Il gère l’ensemble des artisans et est votre unique responsable pour la totalité du chantier, de la conception à la réception. C’est la tranquillité d’esprit que nous vous offrons.
Questions fréquemment posées (FAQ) – Litiges travaux
Quelles sont les principales garanties qui me protègent après la réception des travaux ?
Les trois garanties majeures sont : la garantie de parfait achèvement (1 an pour tous les désordres signalés), la garantie biennale (2 ans pour les équipements), et la garantie décennale (10 ans pour les dommages graves affectant la solidité ou rendant l’ouvrage impropre à sa destination).
L’artisan est-il tenu à une obligation de résultat ?
Oui, absolument. L’artisan a une obligation de résultat, ce qui signifie qu’il doit réaliser les travaux conformément au devis et aux règles de l’art, et livrer un ouvrage exempt de vices.
Que faire si l’entreprise n’a pas de garantie décennale ?
C’est une situation très problématique. L’assurance décennale est obligatoire. Si l’artisan n’en a pas, vos recours en cas de dommages graves seront plus complexes et risquent de dépendre de sa solvabilité. Vérifiez toujours cette assurance avant de signer !
Quel est le délai de prescription pour agir en justice pour des malfaçons ?
Les délais varient selon la garantie invoquée : 1 an pour le parfait achèvement, 2 ans pour la biennale, 10 ans pour la décennale (à compter de la réception). Pour la responsabilité contractuelle de droit commun, le délai est généralement de 5 ans.
Suis-je obligé de tenter une médiation avant d’aller au tribunal ?
Oui, pour les litiges d’un montant inférieur à 5 000 €, une tentative de résolution amiable (médiation, conciliation) est généralement un préalable obligatoire avant de saisir le juge.
Rénovation d’une maison familiale à Voiron : un projet lumineux et convivial
Lorsque cette famille nous a contacté, elle avait repéré une maison à rénover à Voiron et souhaitait s’assurer que leurs envies s’accordaient avec leur budget. Leur souhait était clair : rénovercette maison vieillotte en un lieu lumineux et convivial, parfaitement adapté à leur quotidien. Nous les avons écoutés et avons proposé une rénovation de qualitéqui répondait à leurs attentes.
Avant les travaux
Les espaces étaient mal définis, donnant une impression d’inachevé, et le manque de luminosité rendait l’atmosphère morose.
Le rez-de-chaussée était composé :
D’une cuisine en longueur, d’aspect vieillot.
D’une table à manger simplement posée au milieu de la pièce.
D’une petite buanderie attenante à la cuisine.
D’une zone en arrière-plan sans usage défini.
La salle de bains était peu fonctionnelle, composée d’une petite cabine de douche, de murs en lambris, et d’une vasque en mauvais état. La faïence vieillissante ternissait l’ensemble de la salle de bains.
La réorganisation du rez-de-chaussée
L’architecture intérieure du rez-de-chaussée a été entièrement repensée pour le rendre plus fonctionnel et lumineux.
La cuisine a été déplacée et réorientée vers la lumière, créant ainsi un espace plus agréable et convivial, capable d’accueillir une dizaine de personnes confortablement. C’était un souhait important de notre cliente !
Un grand cellier a été aménagé à l’arrière de la cuisine, libérant ainsi les murs des rangements encombrants. L’accès au cellier est astucieusement dissimulé dans une colonne de cuisine, garantissant une intégration harmonieuse.
Rénovation de la salle de bains
Pour rendre la salle de bains plus fonctionnelle et esthétique, une douche extra-plate sur mesure a été installée, occupant toute la largeur de la pièce pour un confort optimal. Le choix soigné de la couleur du receveur a participé à l’harmonie globale.
La faïence a été choisie pour sa sobriété et son aspect contemporain. Certains carreaux texturés ont été ajoutés, apportant une touche de dynamisme et de caractère.
Le résultat est unesalle de bains rénovée à la fois pratique et élégante, qui invite à la détente.
Des matériaux de qualité et durables
Comme pour tous nos projets, nous avons sélectionné des matériaux pensés pour durer et esthétiques.
Ces matériaux ont été choisis pour leur robustesse et sont garantis par les fournisseurs pendant 5 ans. Cette garantie permet à nos clients de profiter de leur maison en toute sérénité.
La cuisine, pièce centrale de la maison, bénéficie d’une garantie de 10 ans. Les propriétaires peuvent l’utiliser au quotidien en toute confiance pour les années à venir.
Lors de la visite avant travaux, une grille de ventilation avait été installée dans un doublage, mais semblait inefficace. Le propriétaire avait mentionné des problèmes d’humidité comme raison de cette installation.
Nous avons donc conseillé au client de prévoir un budget pour corriger ce défaut.
Pendant la démolition, nos doutes ont été confirmés : le doublage était saturé d’eau et la maçonnerie ruisselait. La grille de ventilation posée était borgne, sans réelle utilité. Grâce au budget prévu, nous avons pu effectuer les travaux nécessaires pour assainir la zone.
Un avantage remis en question
La maison était équipée d’un ballon d’eau chaude solaire, présenté initialement comme un atout.
Lors de la visite avant l’achat, nous avons émis des doutes sur son bon fonctionnement. Le propriétaire n’a pas pu en attester l’efficacité. Nous avons donc recommandé au client de ne pas valoriser cette installation dans son offre d’achat.
Lorsque nous avons étudié l’installation en détail, notre diagnostic s’est confirmé : l’équipement solaire ne fonctionnait pas du tout. L’eau chaude est produite uniquement par la résistance électrique.
Fin de chantier
Pour que les nouveaux propriétaires puissent emménager sans souci, nous avons réalisé un nettoyage minutieux en fin de chantier. La maison est propre et prête à accueillir ses nouveaux habitants.
Le chantier a duré un mois et demi, de la démolition à la remise des clés. Les délais ont été respectés scrupuleusement, assurant une transition sans encombre pour les propriétaires.
Dans le cadre de notre mission de maitre d’œuvre, nous avons pris soin des finitions et veillé au respect des délais.
Le mot de Solveig
Aujourd’hui, cette famille profite pleinement de sa maison rénovée. Chaque pièce raconte une histoire unique : celle d’une famille qui a choisi de vivre dans un espace sur-mesure, où confort, esthétique et convivialité s’unissent. Pour nous, c’est la plus belle récompense.
Suite à notre premier achat immobilier, nous avons fait appel à Anaka pour rénover tout notre rez-de-chaussée, cuisine et cellier, ainsi qu’une salle de bain.
Contrairement à tout un tas d’autres entreprises Anaka vous propose un service sur mesure réellement personnalisée ! Avec comme allié des entreprises de qualité. Tout le monde a été extrêmement disponible et à notre écoute.
Le résultat est fabuleux !
Si cela était à refaire, je signerai immédiatement! Le chantier a été fini 15 jours avant les délais estimés. Pour nous la gentillesse et le professionnalisme sont allés au delà de nos espérances. Grâce à eux, nous allons continuer notre vie dans un endroit qui nous plaît et nous ressemble. Et nous espérons refaire appel à eux pour des travaux futurs!
Alexia
Nous avons fait appel Anaka pour la rénovation de plusieurs pièces dans notre maison et nous sommes ravis du travail effectué.
Entreprise très professionnelle, avec de vrais valeurs humaines.
Ils travaillent avec des entreprises très compétentes et professionnelles. Le budget a été respecté et le délai aussi, avec deux semaines d’avance. Je vous recommande cette entreprise ce sont des personnes vraiment exceptionnelles.
Maxime
Les avant/après
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